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Agnès Pannier-Runacher :« Nous attendons un geste concret de l'Europe pour renouveler les bateaux »

Ecrit par M.B. sur place – le lundi 14 avril 2025 à 11H23

En visite au Port ce matin, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a plaidé aux côtés du commissaire européen à la pêche, Costas Kadis, pour un soutien européen au renouvellement de la flotte réunionnaise, jugée vétuste et inadaptée aux enjeux de sécurité et de formation.

C’est sur le quai, au contact des pêcheurs, qu’Agnès Pannier-Runacher a voulu marquer les esprits ce lundi matin. Accompagnée du tout nouveau commissaire européen à la pêche, Costas Kadis, la ministre de la Transition écologique a insisté sur l’urgence d’un soutien européen pour permettre le renouvellement des navires de pêche réunionnais. « Nous avons une pêche qui repose beaucoup sur la pêche artisanale ici, et c’est pour cela que nous attendons effectivement un geste concret de la part de la Commission européenne pour nous permettre de renouveler les bateaux », a-t-elle déclaré.

Sécurité, conditions de travail, formation à bord : les arguments ne manquent pas. « Ce n’est pas une bonne chose en termes de consommation de gazole, donc d’empreintes carbone, ni en termes de renouvellement des générations. Il faut accueillir dans de bonnes conditions de travail ces jeunes », a souligné la ministre. Une cinquantaine de navires, de moins ou de plus de 12 mètres, sont concernés. Objectif : permettre à ces professionnels « de pêcher dans de meilleures conditions, sans exercer une pression supplémentaire en matière de pêche sur leur environnement ».

Une question d’autorisation par rapport aux règles internationales

La ministre rappelle que les crédits sont prêts, aussi bien à l’échelle de l’État que de la Région, avec notamment « 7 millions d’euros qui sont prêts à être mis sur la table au niveau de La Réunion ». Reste à obtenir le feu vert européen. « Ce n’est pas une question de budget aujourd’hui, c’est une question d’autorisation par rapport aux règles internationales. »

De son côté, le commissaire Costas Kadis s’est montré réceptif. « La région de l’ouest, et spécifiquement La Réunion, est dans notre focus, dans nos priorités, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour soutenir le secteur », a-t-il assuré. Il a également rappelé qu’une évaluation de la politique commune de la pêche est en cours, et qu’une conférence scientifique prévue l’année prochaine pourrait ouvrir la voie à une évolution réglementaire : « En fonction du résultat de cette conférence, nous allons essayer d’améliorer les règles pour le renouvellement de la flotte de pêche, spécifiquement à La Réunion. »

Un espoir pour les pêcheurs locaux, confrontés à une concurrence rude dans l’océan Indien, mais qui revendiquent une pêche durable, labellisée, et un rôle clé dans la souveraineté alimentaire de l’île.

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