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Affaire des emplois présumés fictifs à la Région : le procès en appel renvoyé en octobre

Ecrit par E.L. – le mercredi 15 avril 2026 à 09H13

Le nouveau procès en appel dans l’affaire des emplois présumés fictifs à la Région Réunion n’aura pas lieu cette semaine. Initialement prévu en avril, il est finalement renvoyé aux 14, 15 et 16 octobre prochains en raison de la mobilisation des avocats contre le projet de loi porté par Gérald Darmanin.

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Ce nouveau report vient prolonger une procédure déjà marquée par de nombreux rebondissements, dans un dossier sensible qui vise plusieurs anciens collaborateurs de la mandature régionale de Didier Robert.

Alors que le procès devait se tenir devant la cour d’appel de Saint-Denis ce mercredi 15 avril, la grève nationale des avocats contre le projet de loi Darmanin a conduit au renvoi de l’affaire. Le mouvement de protestation, largement suivi, perturbe depuis plusieurs jours le fonctionnement des juridictions, rendant impossible la tenue de certaines audiences, dont celle-ci. Le dossier sera donc examiné sur trois jours d’audience, du 14 au 16 octobre.

Sept prévenus toujours poursuivis

Dans cette affaire, onze personnes avaient été initialement poursuivies pour des faits présumés de détournement de fonds publics, recel ou encore prise illégale d’intérêts. Toutes avaient été relaxées en première instance en 2024 par le tribunal judiciaire de Saint-Denis.

Depuis, la procureure générale a revu sa position. Elle s’est désistée de son appel concernant quatre d’entre elles, laissant sept prévenus toujours dans le viseur de la justice.

Parmi eux figurent l’ancien président de Région Didier Robert, l’ex-vice-président Jean-Louis Lagourgue, ainsi que l’ancien directeur de cabinet Vincent Bègue et quatre conseillers techniques. Tous contestent les faits qui leur sont reprochés.

Une affaire marquée par un rebondissement

Lors du premier procès en appel, en novembre dernier, l’audience avait été interrompue dans un climat particulièrement tendu. Des échanges houleux entre la juridiction et le parquet avaient conduit au renvoi du dossier.

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Au cœur des débats, une enquête qualifiée de « fantôme » par la défense, qui avait fragilisé la procédure et contraint la cour à suspendre les débats pour permettre des vérifications complémentaires.

Sur le fond, les juges de première instance avaient estimé que les investigations n’avaient pas permis de démontrer l’existence d’emplois fictifs, ni de caractériser une prise illégale d’intérêts, malgré les liens politiques entre les prévenus.

Le procès en appel, désormais fixé en octobre, devra donc à nouveau examiner ces éléments.

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