Affaire Aafifoudine : L'Unef montre du doigt "la politique du gouvernement"

L'affaire du lycéen Aafifoudine Aboudou, retrouvé mort en bas de la falaise de la route du Littoral dimanche dernier alors qu'il effectuait une épreuve sportive dans le cadre de l'examen du baccalauréat, fait couler beaucoup d'encre et amène à pas mal d'interrogations quant aux conditions dans lesquelles les lycéens ont été encadrés.
C'est au tour de l'Unef de réagir sur les règles en vigueur dans l'académie et appliquées dans les établissements scolaires en matière d'encadrement. Camille Maillot, présidente de l'Unef Réunion, indique ne pas remettre en cause la bonne foie de l'académie de la Réunion dans son application des normes réglementaires, mais montre du doigt "la politique du gouvernement actuel qui limite les moyens d'encadrement dans l'Education nationale".
"Il faut renforcer en moyens humains ces équipes pédagogiques"
Pour l'Unef, il est "anormal que lors d'épreuves écrites du baccalauréat, soient mis à disposition plusieurs encadrants pour une vingtaine de candidats, et que ce taux d'encadrement reste inchangé pour des épreuves comme celles-ci où les conditions sont a fortiori différentes", indique le syndicat des étudiants.
L'Unef demande "des éclaircissements dans cette affaire de la part du gouvernement afin que ce genre d'incident ne se reproduise plus, car aujourd'hui il faut renforcer en moyens humains ces équipes pédagogiques, qui exercent avec un minimum d'encadrants".


