Courrier des lecteurs

Ma dernière cartouche, ultime combat pour une cause orpheline

e jeudi 3 novembre 2011, ont eu lieu à RIOLS (Hérault) les obsèques du colonel Robert JAMBON, Commandeur de la Légion d’Honneur, officier de l’ordre national du Mérite, croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs, croix de la valeur militaire, chevalier du Million d’éléphants et du Parasol blanc, commandeur de l’Ordre national de Côte-d’Ivoire. Cet officier qui avait passé quelques années dans les maquis H’mong des Hauts Plateaux s’est tiré une balle dans la tête le 27 octobre 2011 devant le monument aux morts indochinois à Dinan.
Par son geste, il entendait protester contre le silence des dirigeants politiques de France face aux persécutions subies par les Lao et H’mongs, peuples des Hauts Plateaux, suite à leur engagement aux côtés des Français durant la guerre d’Indochine, notamment à Dien Bien Phu. Le colonel Jambon avait combattu plusieurs années avec eux.

Comme le commandant Denoix de Saint Marc, comme tous ceux qui ont versé leur sang pour la liberté des peuples d’Indochine, il avait mal vécu d’avoir abandonné ses compagnons de combat H’mong.
Sa souffrance n’a trouvé que cet ultime exutoire pour, peut-être, dire son mépris aux grands de ce monde qui supportent sans sourciller – et dans le silence assourdissant des media – l’actuel anéantissement d’une race par un peuple voisin. Plus probablement, il a estimé que son honneur et la fidélité qu’il devait à ses hommes tombés à ses côtés exigeaient qu’il tombe à son tour et de la même manière à côté de leur mémorial. Il a laissé derrière lui une fort belle lettre, "Ma dernière cartouche".
Ci-dessous sa lettre d’adieu.

Rappel à la loi

Antenne Réunion (peut-être indirectement) met la vie de jeunes gens en danger au bord de la route pour distribuer illégalement de la pub.