Juliette Caranta-Pavard à Francis Carbonnel, ex-Président du Tribunal Administratif de la Réunion

Déjà, en 2007-2008, la rue vous mettait à ma merci : le geste anodin de vous proposer un tract accusant votre ami, le Député-Maire de St-Denis, René-Paul Victoria, vous faisait faire un écart à l’égal d’un cheval ombrageux.
Vous n’aviez, pourtant, peur de rien lorsque, en 2007, vous siégiez majestueusement sur l’estrade du Tribunal administratif et y décidiez de disposer de ma vie…
Depuis, vous ne m’avez jamais quitté ; même durant l’intermède toulousain… Votre retour chez nous m’a trouvée prête à vous accueillir et à suivre --- toujours via le toujours fidèle Quotidien votre singulière reconversion en Kaloo Bang… J’attendais que le hasard vous livre à moi…
…et c’est ainsi que ce jeudi, 17 novembre dernier, malgré le changement de look, je vous ai immédiatement reconnu à travers la vitre de la librairie ; vous aussi n’avez pas hésité à me reconnaître : ont suivi quelques secondes de temps suspendu… Puis, vous avez esquissé un sourire, encore assuré, joué la désinvolture et vous êtes éloigné, sous mon regard ; doucement…
Alors, je suis sortie de la librairie et je me suis mise à vous suivre ; vous l’avez "senti". Très rapidement, au bout de la rue, vous ne l’avez plus supporté : vous vous êtes retourné, avez fait front, m’avez interpellée --- plutôt nerveux--- et accusée d’avoir un "comportement singulier" ( sic ) ; et, surtout, vous avez nié être vous !! . Vous êtes revenu sur vos pas ; mais, je ne vous ai plus lâché, accordant mon allure à la vôtre, à quelque mètres derrière vous ; sans un mot, sans le moindre geste "singulier" ; dégustant le ridicule de la situation…
(Je précise, pour le lecteur, que depuis 7 ans, mes "agressions" ont toujours eu lieu sans armes ; celle que j’ai acquise, dans le cadre de l’affaire Hilaire, Karine et David G./ R.-P. Victoria / G. Annette reste sagement à la maison)
Malgré l’allure chaloupée que vous adoptiez, il était clair que vous vous sentiez "proie"… ; ça n’a duré que quelques minutes, le temps pour vous de rejoindre votre voiture, de vous y engouffrer, de me voir noter, ostensiblement, votre N° de plaque et de démarrer ; vitement !
Cette nuit qui a suivi, à 03h00, j’ai composé votre numéro ; vous dormiez profondément, vous ! ; il a fallu cinq sonneries pour que vous décrochiez : en un seul mot, cinglant, je vous ai servi la même insulte prodiguée le 04.11. dernier à votre protégé, René-Paul (V. ma lettre ouverte au Préfet Michel Lalande du 23.11.) Puis, je me suis rendormie, paisiblement. ( je tiens à préciser que mon numéro n’était pas masqué…)
Libre diffusion. St Denis de la Réunion – Le 01 décembre 2011 - Juliette Caranta-Pavard


