A St-Louis, le PEUP ne donnera pas de consignes de vote

Philippe Rangama, le leader du PEUP, est satisfait du résultat de ces élections même s'il espérait être au 2ème tour. Sur Saint-Louis, il termine en 3ème position avec 10,62%. Il souligne néanmoins que le parti progresse et qu'il devient une véritable alternative à la politique Saint-Louisienne. Conformément à ses engagements, il confirme qu'il ne fera aucune alliance, ni avec Cyrille Hamilcaro, ni avec Claude Hoarau. "Il n'y aura pas non plus de consignes de votes, je garde la ligne de conduite que je me suis fixé", précise-t-il. Selon lui, ses adversaires politiques ont laissé planer le doute sur d'éventuelles alliances mais Philippe Rangama a clairement démenti, "malgré certaines informations, aucune rencontre n'a eu lieu", a-t-il souligné.
Une étique politique pour construire la ville demain
Philippe Rangama en est convaincu, le PEUP finira par accéder aux responsabilités car il "propose une politique éthique pour reconstruire la ville de demain. Nous ne donnons pas de consignes de votes car nous respectons nos militants et l'électorat qui nous a fait confiance (...) Nous constatons que les citoyens sont dégoûtés par les politiciens, ils pensent que nous sommes tous les mêmes. Nous voulons leur montrer que nous sommes différents, on ne se ressemble pas", a-t-il dit. Il existe d'ailleurs un véritable consensus entre tous les leaders du parti saint-louisien puisque Éric Payet (candidat à La Rivière sur le canton 2 de Saint-Louis : 8,06%) ne souhaite aucunement s'allier à l'un ou l'autre des candidats en ballotage (Yvon Bellon pour le PCR et Patrick Mallet pour la Réunion en Confiance.)
Pour conclure, Philippe Rangama donne rendez-vous en 2014. Il est persuadé que le modèle politique du PEUP sera amené à se démultiplier dans d'autres communes de l'île. En attendant de nouvelles échéances électorales, dimanche, les militants du PEUP organiseront un repas ; il n'est pas sûr qu'ils soient nombreux à se déplacer dans les bureaux de votes.



