Echauffourées entre "une cinquantaine de jeunes" hier soir devant la mairie des Avirons

Hier soir, aux environs de 18h, des échauffourées auraient éclaté entre "des jeunes des Avirons" et "des jeunes de Piton Saint-Leu", devant la mairie des Avirons.
Jonathan Rivière, ancien candidat aux élections cantonales, était présent sur les lieux et raconte la scène : "Il y a avait une cinquantaine de jeunes qui étaient prêts à en découdre. Comme je connais bien les jeunes des Avirons et de Piton Saint-Leu, j'ai essayé de faire les médiateurs", commente-t-il.
"Des rumeurs circulent..."
"Quelques coups de poings sont partis mais heureusement, les gendarmes d'Etang-Salé et de Piton Saint-Leu sont intervenus rapidement et tout s'est calmé. Il y avait une centaine de badauds qui regardaient ça comme un spectacle", ajoute Jonathan Rivière.
Aucune interpellation n'a eu lieu, d'après lui... Mais l'inquiétude demeure pour ce soir, où un concert organisé par la mairie se tient au stade de la ville. "Des rumeurs circulent. Des jeunes de Piton Saint-Leu et de l'Etang Salé pourraient venir pour en découdre à nouveau".
Jonathan Rivière ne sait pas exactement ce qui a donné lieu à ces débordements : "Cela fait des années que les jeunes des Avirons et d'Etang Salé sont en litige. C'est un peu comme les Marseillais et les Parisiens, il suffit d'un regard pour provoquer une bagarre", explique-t-il.
"Remettons la gendarmerie !"
Le jeune homme déplore la disparition de la gendarmerie des Avirons et milite pour qu'il y ait de nouveau une brigade. "Aujourd'hui, il y a seulement une permanence ouverte le lundi et le vendredi", dit-il. Lui et d'autres jeunes prévoient de dresser une banderole au stade, lors du concert, avec écrit : "Non à l'insécurité aux Avirons. Remettons la gendarmerie !".
"C'est une nécessité, d'autant que la population est en constante augmentation", assure le jeune homme, qui espère que de nouveaux débordements n'auront pas lieu.


