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Pourquoi Elie Domota ne participera pas aux Etats généraux

Voici, grâce à Trouillomètre au maximum, une excellente analyse de la situation en Guadeloupe faite par un internaute guadeloupéen, qui explique notamment le fait que le LKP d'Elie Domota vienne d'annoncer qu'il ne participera pas aux prochains Etats généraux. Très, très intéressant...
Ecrit par Pierrot Dupuy – le lundi 6 avril 2009 à 15H17

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Depuis quelques temps, une analyse de la situation permet de noter un léger retrait de l’UGTG et une lente mais sensible décroissance des interventions de son leader, Elie Domota.
Si les médias ne continuaient pas leurs propagandes irresponsables et scandaleuses, on pourrait même sentir que le LKP, malgré quelques points de résistance, commence à se faire plus discret. Il est en perte de vitesse.C’est qu’à mon avis, Domota sent le piège que Sarkozy est entrain de lui tendre.Pendant la période la plus dure de la prise d’otages, beaucoup se sont émus à très juste titre de la relative absence de réaction de l’Etat français.
Il est vrai que l’on a même pu avoir un pénible sentiment d’abandon de la part du pouvoir garant des libertés qui nous laissait seuls face aux Tontons Macoutes très virulents de l’UGTG.
C’est vrai aussi que les positions de M le Préfet ou de M Jego ont pu paraître confuses. Le premier, frais débarqué dans l’ile, a du avoir un mal fou à comprendre et analyser la situation. Le second s’est laissé « embarquer » par le début de la crise et a sans doute cru à un très vaste mouvement populaire qu’il lui semblait difficile d’ignorer.
L’un comme l’autre de toute façon étaient liés par leur hiérarchie qui a semblé un peu lente à s’organiser. A croire que les Renseignements Généraux n’avaient pas bien estimé la situation.
Quand aux réactions de nos élus, elles ont tellement fluctuées aux grés du vent et des retournements de vestes des uns et des autres que j’éviterai de trop en parler. Par délicatesse, il vaut mieux ne pas trop s’attarder sur les tragiques incompétences de ceux qui ne savent pas faire autres choses que prendre en marche des trains qu’ils ne maitrisent pas.
Mais il faut faire de tout cela une analyse un peu plus poussée.
Il est vrai que le pouvoir central s’est tenu en retrait lors des moments les plus durs du conflit.
Mais imaginons un peu ce qui aurait pu se passer si on avait utilisé la force pour contraindre les hordes du LKP qui n’attendaient que cela.
Il faut bien comprendre que Domota avait décidé, prévu, organisé méthodiquement l’affrontement. Il l’attendait car un dérapage vers la violence légitimait son discours haineux et raciste et lui donnait l’assise qui lui manquait.
Face à une intervention musclée du pouvoir, il devenait le Mythe de l’opposition en Guadeloupe et pouvait prétendre au titre de vrai chef du pays.
Il ne faut pas se faire la moindre illusion, Domota est un fin manipulateur. Toute son opération était calculée depuis longtemps et il avait besoin de ces affrontements pour poser définitivement son personnage et pouvoir mettre en œuvre, ce Grand Soir révolutionnaire qu’attend l’extrême Gauche depuis si longtemps.
En Guadeloupe ce Grand Soir passe obligatoirement par une victimisation tragique de la population et du sang noir versé par des mains blanches !
Domota n’aura jamais le pouvoir par les urnes ! Il lui faut donc la violence pour exister.
L’extrême gauche électoralement ne représente rien. Il lui faut des alibis pour s’implanter, même les plus pervers.
L’insurrection minutieusement organisée en exploitant les réseaux de groupes comme AKIYO n’avait d’autre but que de favoriser la montée de la tension et la prise de pouvoir quasi mathématique de Domota. Chef et leader des victimes Guadeloupéennes opprimées par la Métropole.
Tout était prêt ! Le discours, le scénario, les actes… Tout ! (même ce pauvre Lolia tragiquement blessé au petit doigt et qui a eu beaucoup bobo, en plus on lui aurait dit des méchancetés ! Bouh … )
Tout ? Non !
Deux éléments n’ont pas fonctionné !
D’abord étroitement encadrées, les forces de l’ordre ne sont intervenues qu’à minima juste là où il n’était pas possible de ne pas le faire mais pas plus.
Et il faut reconnaître qu’elles l’ont fait avec une retenue presque exemplaire.
Et puis bien sûr le drame de M Bino. Le grain de sable non prévisible qui a « planté » tout le système.
Bien sûr, à la va-vite on a tenté de récupérer l’affaire, mensonges, mensonges et enterrement mis en scène, n’ont cependant pas permis de rattraper le désastre.
A partir de là, Domota est parti en vrille. Le beau château d’une médiatisation bien huilée ne lui a plus servi qu’à y déverser ses insultes racistes et ses menaces de plus en plus insupportables. Le masque était tombé.
Chassez le naturel, il revient au galop !
Depuis il n’a plus la main et il est entrain de la perdre définitivement car il est aujourd’hui devant un réel dilemme que Sarkozy vient de lui imposer de façon très maline (n’allez surtout pas croire que je défende M Sarkozy , loin de là ! Pas plus que je ne sois toujours favorable aux interventions des forces de l’ordre. Je me refuse de toute façon à utiliser mes interventions ici pour y faire de la « politique ». Mais il faut analyser les événements comme ils sont, pas comme on voudrait qu’ils soient !)
Le Piège est là !
Il se cache dans les Etats Généraux organisés à toute allure.
En y participant, Elie Domota ne peut plus se contenter de la position facile du révolutionnaire casseur qui ne fait que critiquer et s’opposer. Il lui faudrait devenir porteur de projets or le LKP n’en a aucun !

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