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Ravine-des-Cabris : le couple qui terrorise la résidence jugé pour violences, notamment sur des mineurs

Ecrit par Gaetan Dumuids – le dimanche 22 mars 2026 à 07H10

Mardi 17 mars 2026, le tribunal correctionnel de Saint-Pierre a jugé des faits de violences de la part d'un couple, notamment sur des mineurs. En récidive, ils ont été condamnés à des peines de prison.

Tout se déroule le 15 août 2025 dans une résidence de la Ravine-des-Cabris. Comme à son habitude, Guillaume est saoul. Surtout, il monte en pression en pensant que sa voisine, avec qui il est en conflit, a posté sur les réseaux sociaux des vidéos de lui l'accusant d'être un pédophile. Il est 15 h et il a déjà bu une bouteille de whisky.

Pour se venger, il va alors jeter des galets sur ses enfants qui jouent dans la cour. Il va directement agresser le garçon de 16 ans qui se défend. Il se munit d'une jante qu'il jette sur l'adolescent. Entre-temps, la mère vient protéger ses enfants, mais se fait frapper par Ketty, la compagne de Guillaume. Les policiers sont obligés d'intervenir.

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L'enquête de voisinage va rapidement révéler que Guillaume et Ketty font régner la terreur dans la résidence. La veille, toujours alcoolisé, Guillaume était monté sur le toit d'un voisin pour lui jeter des galets et insulter sa fille porteuse de handicap.

Des prévenus bien trop connus de la justice

“Je voulais des explications pour la vidéo. En plus, son garçon me narguait parce que j'étais en sursis”, explique Guillaume. Selon lui, il s'est calmé depuis que cette famille a quitté la résidence. Pourtant, ce n'est pas l'adolescent qui est responsable de sa condamnation en février dernier pour des violences sur son père, tout comme il n'est pas responsable de ses trois condamnations pour violences et menaces de mort entre 2024 et 2025.

Ketty est également sous le coup d'un sursis pour une condamnation en 2024 où elle a été condamnée pour violences sur conjoint et mineurs. D'ailleurs, deux de ses enfants sont placés, tandis que l'aîné vit chez son père.

“Les prévenus profitent de l'absence de mes clients pour réécrire l'histoire. Tous les témoins disent que c'est eux. L'histoire de la vidéo est fausse, ça n'est qu'un prétexte”, affirme Me Florence Journiac pour la partie civile, qui demande 500 euros pour le préjudice moral pour chacun des membres de la famille.

Parole contre parole ?

“C'est encore un dossier qu'on pourrait croire où il s'agit de parole contre parole. En réalité, ça commence avec une plainte et des détails qui ne s'inventent pas. Il a plus de 2 g d'alcool dans le sang, alors comment peut-il se souvenir des détails ? Surtout, l'enquête de voisinage a révélé qu'ils polluent la vie du quartier. Ils sont alcoolisés tous les jours et cherchent la bagarre”, tance la procureure.

Pour Guillaume, elle requiert une peine de 18 mois de prison, dont 8 avec sursis, mais demande la révocation de 5 mois de sursis, résultant en 15 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Pour Ketty, elle demande 7 mois de prison ferme et la révocation de 3 mois de sursis. Elle demande que la peine soit aménagée sous bracelet électronique, expliquant que “c'est sa dernière chance, car il y a une prison pour femmes à Domenjod.”

Pour Me Soizic Panefieu, qui défend les prévenus, “il y a beaucoup d'éléments passés sous silence”. Selon la robe noire, ce n'est pas “une histoire de parole contre parole puisque j'apporte des pièces médicales qui corroborent leurs déclarations. La victime a de minuscules griffures sur l'épaule.” Elle demande donc la relaxe, car elle estime qu'il s'agit de légitime défense.

Guillaume est finalement condamné à 7 mois de prison et à la révocation de 5 mois de sursis. C'est le juge d'application des peines (JAP) qui statuera sur son incarcération, sachant qu'il a fait part au tribunal d'en avoir marre de le voir. Ketty, de son côté, est condamnée à 5 mois de prison et voit la révocation de 3 mois de sursis. Sa peine est aménagée à domicile. Ils doivent verser 500 euros à chacune des victimes.

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