Les gérants de stations-service en colère après le gel de leur marge sur les carburants

Les gérants de stations-service sont déconcertés par la décision de la préfecture de ne pas augmenter leur marge sur la vente des carburants. Leur mécontentement pourrait se traduire dans les prochains jours par le fait de fermer les vannes des pompes à essence.
Il a suffi de la fermeture d'une ou de deux stations-service ce dimanche matin dans le sud de l'île pour susciter une vague de questionnements sur les réseaux sociaux. En grande majorité pourtant ce 21 septembre, les stations étaient bel et bien ouvertes aux quatre coins de l'île mais cela ne veut pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les gérants.
Le syndicat des gérants de stations-service de La Réunion (SRESS) a réuni ses membres vendredi dernier afin de rendre compte des négociations menées périodiquement avec la préfecture. C'est elle qui fixe la marge de ces professionnels sur la vente des carburants puisque, rappelons-le, le prix des carburants est administré à La Réunion.
Aux Antilles, oui
Au cours de la dernière réunion de travail avec la préfecture, le SRESS a appris que cette marge ne serait pas revalorisée cette fois-ci. Une décision qui ne prend pas la mesure des difficultés que rencontrent les exploitations, selon Gérard Lebon, président du syndicat, et ce malgré les chiffres d'affaires remontés à la Direction régionale de l'économie placée sous l'autorité du préfet. Une décision d'autant plus incompréhensible qu'aux Antilles, les exploitants ont bénéficié d'une revalorisation il y a un an déjà.
Leur colère pourrait se manifester à compter de cette semaine du 22 septembre par des opérations rideau baissé. L'ampleur de l'action est incertaine, ce qui a encouragé certains automobilistes presque à sec à aller faire le plein dès ce dimanche matin.
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Sur Réunion1ère, Gérard Lebon n'a pas souhaité s'étendre sur l'ampleur et la durée que pourrait prendre le mouvement de grogne. Les quelques fermetures de ce dimanche matin se sont faites de façon spontanée, sans mot d'ordre syndical. Les usagers de la route devraient avoir un aperçu de l'ampleur de cette grogne à compter de ce lundi.


