Chikungunya : le nombre de décès imputés directement à la maladie passe à 27

La cause de deux décès survenus il y a environ deux mois vient d'être imputée directement au chikungunya, informe Santé publique France ce mercredi 18 juin 2025. Ces deux cas confirmés s'ajoutent aux 15 classés de la sorte depuis le début de l'épidémie à La Réunion.
Suite à la dernière réunion du comité d’imputabilité qui s’est tenue en semaine 24, 4 dossiers de personnes décédées ont été investigués et classés. Parmi ces dossiers, 2 ont été classés comme des décès directement liés au chikungunya et 2 comme indirectement liés, informe Santé publique France ce 18 juin. Ces décès sont survenus en semaine 15 et 16. Ils concernaient des personnes porteuses de comorbidités, âgées de plus de 65 ans.
Ainsi, depuis le début de l’année, 27 décès (17 directement et 10 indirectement liés) survenus entre les semaines 11 et 22 ont été classés comme liés au chikungunya par le comité en charge de l’évaluation de l’imputabilité. Ces décès sont survenus essentiellement chez des personnes de 65 ans et plus (min-max : 41-95 ans) porteuses de comorbidités (pathologies chroniques essentiellement).
Il est à noter que 8 dossiers n’ont pu être investigués étant donné l’impossibilité de levée d’anonymat et donc d’accéder au dossier médical par les professionnels du comité pour les classer. Ces dossiers concernaient des personnes de plus de 65 ans.
Ving-cinq autres décès sont actuellement en cours d’investigation quant à l’imputabilité du chikungunya.
La baisse se confirme
Depuis le début de l’année 2025, ce sont plus de 54 000 cas confirmés biologiquement de chikungunya autochtones qui ont été signalés à La Réunion. Un maximum à plus de 7 500 cas confirmés a été identifié en S13 (fin mars 2025). Ensuite, dans un contexte de non-confirmation biologique de tous les cas suspects, puis de diminution de la circulation virale, le nombre de cas confirmés n'a jamais cessé de baisser.
En semaine 23, 252 cas confirmés ont été signalés contre 449 en S22.
Avec le passage en phase d’épidémie de faible intensité et dans le but de permettre une surveillance la plus précise possible, depuis la S24, il est à nouveau recommandé aux professionnels de santé de confirmer biologiquement tout cas suspect d’infection par le chikungunya.
Pour les semaines 22 et 23, le nombre de cas par commune de résidence variait de moins de 5 cas à 166 cas cumulés. Saint-Paul et Saint-Denis restaient les communes qui rapportaient le plus de cas, avec respectivement 166 et 127 cas sur ces 15 jours
Répartition géographique des cas confirmés de chikungunya par commune de résidence :



