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Trois nouveaux décès classés comme indirectement liés au chikungunya

Ecrit par N.P. – le mercredi 11 juin 2025 à 14H50

L’imputabilité du chikungunya dans la survenue de trois décès ces dernières semaines vient d'être confirmée.

Suite à la dernière réunion du comité d’imputabilité qui s’est tenue en semaine 23, 4 dossiers de décès suspects ont été investigués et classés, annonce Santé Publique France ce mercredi 11 juin. Parmi ces dossiers, 3 ont été classés comme des décès indirectement liés au chikungunya et 1 comme non lié. Ils sont survenus en S15 et S22 (pour deux d’entre-eux). Ils concernaient des personnes porteuses de comorbidités, âgés de 41 ans à 95 ans. Ainsi, depuis le début de l’année, 23 décès (15 directement et 8 indirectement liés) survenus entre les semaines 11 et 22 ont été classés comme liés au chikungunya par le comité en charge de l’évaluation de l’imputabilité.

Ces décès sont survenus essentiellement chez des personnes de 65 ans et plus (min-max : 41-95 ans) porteuses de comorbidités (pathologies chroniques essentiellement).

Il est à noter que 7 dossiers n’ont pu être investigués étant donné l’impossibilité de levée d’anonymat et donc d’accéder au dossier médical par les professionnels du comité pour les classer. Ces dossiers concernaient des personnes de plus de 65 ans.

Ving-sept autres décès sont actuellement en cours d’investigation quant à l’imputabilité du chikungunya.

La pression d’importation dans l’Hexagone reste d’actualité

La Réunion est en épidémie de faible intensité. Cependant des cas sont encore confirmés sur toutes les communes de l'île. La surveillance repasse à une surveillance des cas confirmés biologiquement. Bien qu’en baisse, la pression d’importation dans l’Hexagone reste d’actualité, sans identification de transmission secondaire à partir d’un cas virémique en provenance de La Réunion.

53 750 cas confirmés biologiquement

Depuis le début de l’année 2025, ce sont près de 53 750 cas confirmés biologiquement de chikungunya autochtones qui ont été signalés à la Réunion. Un maximum à plus de 7 500 cas confirmés a été identifié en S13/2025 (fin mars 2025). Ensuite, dans un contexte de non-confirmation biologique de tous les cas suspects, puis de diminution de la circulation virale, le nombre de cas confirmés était en baisse. En semaine 22, 349 cas confirmés ont été signalés contre 728 en S21.

Avec le passage en phase d’épidémie de faible intensité et dans le but de permettre une surveillance la plus précise possible, depuis la S24, il est à nouveau recommandé aux professionnels de santé de confirmer biologiquement tout cas suspect d’infection par le chikungunya.

Courbe des cas biologiquement confirmés de chikungunya par semaine de début des
signes, La Réunion, S01/2025 à S22/2025 (n= 53 749)

Les consultations en médecine de ville toujours en diminution

En raison d’un niveau de circulation du virus en forte baisse, il n’est plus possible de réaliser des estimations robustes à l’échelle de l’île. Depuis la S18, soit depuis 6 semaines consécutives, les consultations de patients pour symptômes cliniquement compatibles avec le chikungunya vus par le Réseau de Médecins Sentinelles (RMS) de l’île sont en diminution. Après un plateau entre la S12 et la S17, caractérisé par une activité maximale représentant 20% de leur activité totale, cette activité pour chikungunya est redevenue faible et stable autour de 2% sur les 15 derniers jours (S23 à 1,9% et S22 à 2,2%).

Même diminution aux urgences

Depuis le début de l’année, 2 818 passages et 572 hospitalisations pour motif de chikungunya ont été recensés dans les 4 hôpitaux de l’île. Après un maximum en S16 avec 389 passages aux urgences pour ce motif, une diminution est constatée depuis la S17. Depuis 3 semaines, moins de 100 passages sont identifiés, dont 52 passages en S22 versus 23 en semaine 23.

Etiquettes : Chikungunya

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