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Abattage des requins à La Réunion : un procès simulé en ouverture de la conférence des Nations unies sur l’Océan à Nice

Ecrit par N.P. – le mercredi 28 mai 2025 à 09H06

L'ONG Wild Legal a choisi La Réunion comme cas d’étude pour la finale de son procès simulé annuel, qui se tiendra à Nice le 7 juin en amont de la Conférence des Nations unies sur l’Océan. Avec l’aide des associations VAGUES et Longitude 181, elle entend dénoncer les abattages de requins sur l’île et les atteintes au droit de l’environnement.

La Faculté de droit et science politique de Nice servira sera le théâtre le 7 juin prochain d'un procès symbolique sur l'abattage des requins à La Réunion, à l'occasion de la conférence des Nations Unies sur l'Océan qui se tiendra du 9 au 13 juin. Etudiants en droit et experts de la justice environnementale seront réuni pour incuber un recours contre l’État et mettre en lumière les enjeux de la reconnaissance et de la défense des droits de l’Océan.

Lire aussi : [Communiqué] Association VAGUES : "Pourquoi continuer à tuer de plus en plus de requins tigres ?"

Ce procès simulé est organisé par Wild Legal. Pour cette sixième édition de son programme pédagogique interuniversitaire, l’ONG a choisi de s’associer à Longitude 181, spécialisée dans la protection de l’océan, et à l’association réunionnaise VAGUES, mobilisée contre les abattages dits "préventifs" de requins.

"Ces abattages ont coûté la vie à plus de 870 requins tigres et bouledogues depuis 2011, et entraîné la capture d’au moins 570 individus d’espèces menacées inscrites sur la liste rouge de l’UICN", s'indignent les associations. "Une cinquantaine seraient morts après leur capture. Ces opérations ont en partie lieu au sein même de la Réserve naturelle marine de La Réunion."

Dépôt d'une requête en responsabilité à l'encontre de la préfecture de La Réunion

L’objectif de ce procès simulé contre l'abattage des requins est double : sensibiliser aux limites du droit de l’environnement actuel, et faire entendre symboliquement la voix de l’Océan. Les étudiants et élèves avocats en lice plaideront devant un tribunal fictif composé d’expertes du droit environnemental : Violaine Du Pontavice (UICN), Laurence Laroques (Conseil national des barreaux) et Hania Kassoul (Université Côte d’Azur).

Mais cette simulation n’est qu’un début. Les associations annoncent qu’elles préparent une véritable requête en responsabilité à l’encontre de la Préfecture de La Réunion. Elles souhaitent aussi alerter sur les contradictions de l’État français, qui se prétend exemplaire en matière de protection des aires marines tout en autorisant, selon elles, la destruction de la faune dans un espace protégé.

Parallèlement à cette action symbolique et juridique, les trois associations participeront également aux événements de la Conférence des Nations unies pour porter leur message jusqu’aux décideurs. Elles demandent notamment que la Déclaration de Nice intègre la reconnaissance des droits et de la valeur intrinsèque de l’Océan. Les inscriptions sont ouvertes pour assister en présentiel ou recevoir le lien streaming.

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