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Dans un contexte de crise économique, le Medef appelle à "l'union sacrée"

En pleine crise économique, Didier Fauchard, président du Medef Réunion, a tenu un discours résolument optimiste lors de son assemblée générale. Il a appelé les acteurs locaux à l'union sacrée pour faire face aux incertitudes et aux risques de marasme, tout en promouvant des valeurs d'innovation et de solidarité entrepreneuriale.
Ecrit par J.D. – le jeudi 31 octobre 2024 à 11H44
Photo : Pierre Marchal / Anakaopress

Ce mardi, lors de l’assemblée générale du Medef Réunion, son président Didier Fauchard n’a pas mâché ses mots face à l’urgence économique. Dans un contexte d’austérité annoncé et de crises sectorielles qui fragilisent les entreprises réunionnaises, le président du Medef a tenu à rappeler les valeurs de résilience qui doivent guider les entrepreneurs de l’île. "Dans la période plus qu’incertaine que nous traversons, face aux annonces d’austérité qui sont inéluctables pour sauver notre pays d’un risque de marasme très grave, j’ai voulu donner une tonalité résolument avant-gardiste et positive à notre assemblée générale 2024", a-t-il affirmé, avec l’objectif de fédérer le tissu économique local autour d'initiatives concrètes.

L’année écoulée, marquée par des défis majeurs comme la crise du secteur du BTP, le ralentissement des importations ou encore la stagnation de la consommation, n’a pas épargné les entrepreneurs réunionnais. Didier Fauchard rappelle les cinq axes de "PISTE 2024", le plan stratégique du Medef inspiré des valeurs olympiques : "prendre soin de soi et des autres, intelligence artificielle, solidarité patronale, transformation environnementale et export".

Des valeurs qui, selon lui, incarnent la route à suivre pour renforcer la compétitivité et la résilience de l’île. "Les plus petites entreprises, ou celles qui étaient déjà en difficulté avant la COVID, ne résistent pas, et les défaillances d’entreprise sont de plus en plus nombreuses", a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d'un soutien renforcé face aux menaces imminentes, notamment celles liées aux réformes budgétaires touchant les Outre-mer.

"Le rabot annoncé de la Lodeom sociale serait un tsunami pour nos entreprises"

Didier Fauchard a mis l’accent sur l’urgence d’une "union sacrée" entre les acteurs publics et privés pour défendre l’économie réunionnaise, appelant députés, sénateurs, Région et Département à se mobiliser autour des intérêts locaux. Il a également abordé la question des "délais de paiement rallongés, des trésoreries exsangues et de la concurrence mondiale de plus en plus féroce", pointant du doigt les nouvelles complexités imposées par les tensions géopolitiques et les routes maritimes perturbées.

Quant aux coupes envisagées sur la Lodeom, Fauchard n’a pas caché ses inquiétudes : "Le rabot annoncé de la Lodeom sociale serait un tsunami pour nos entreprises, et aurait pour conséquence immédiate de nombreux licenciements et l’augmentation des prix, alors que nous fleurtons déjà avec les 18 % de taux de chômage", a-t-il déclaré.

Face à ces perspectives sombres, le Medef souhaite valoriser les actions locales de partage de la valeur et de formation, afin de permettre aux salariés réunionnais de vivre dignement de leur travail. Pour 2025, l’organisation prévoit de nouveaux outils d’accompagnement pour "continuer à amener rapidement vers ce levier de rehaussement des salaires".

Enfin, Didier Fauchard a appelé à une simplification administrative pour libérer les entrepreneurs de l'excès de réglementation : "Nous saturons de surrèglementation et de contrôles alors que notre énergie devrait être consacrée à trouver des relais d’activité et à préserver notre compétitivité et nos emplois."

Etiquettes : LODEOM | Medef

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