Christine Soupramanien n'est plus la 1ère adjointe du maire de Petite Ile

Hier, lors du conseil municipal de Petite Ile, la maire de la commune a proposé de ne pas maintenir la 1ère adjointe, Christine Soupramanien. Cette décision a également été prise pour un autre adjoint, François Rouxel. Guito Ramoune a retiré les délégations de deux de ses adjoints "constatant une impossibilité de travailler avec eux". D'après le maire de Petite Ile, François Rouxel, qui avait déjà perdu sa délégation en juin 2008, ne réside plus à La Réunion. Hier, le conseil municipal a décidé qu'il ne serait plus le 2ème adjoint mais "il reste conseiller municipal", précise le maire de Petite Ile.
"Ce n'était pas facile de travailler avec elle"
Concernant Christine Soupramanien, il semblerait que ce soit des problèmes relationnels qui soient en cause : "Nous n'avions pas la même vision sur certains dossiers (...) dans le travail de tous les jours, ce n'était pas facile de travailler avec elle", précise Guito Ramoune. Selon le maire, Christine Soupramanien, qui avait la délégation de l'aménagement, "n'acceptait pas d'avoir tort". C'est donc le caractère de la jeune femme que le maire remet en cause, "c'est un travail d'équipe, on est collectif ou on ne l'est pas", précise-t-il. Guito Ramoune nous assure également qu'il a pris cette décision sans l'approbation de Patrick Lebreton, Christine Soupramanien étant également la suppléante du député socialiste. "Je prends mes responsabilités en tant que maire, je ne suis à la botte de personne", a-t-il déclaré.
"Je ne sais pas faire Béni-oui-oui"
Par ailleurs, le maire de Petite Ile a souligné que même si l'intéressée est "venue jouer les victimes" au conseil municipal d'hier soir, cette décision a été prise presque à l'unanimité puisqu'un seul conseiller se serait abstenu. Christine Soupramanien confirme, puisqu'elle a elle-même voté pour qu'on lui retire sa délégation. Elle précise d'ailleurs qu'elle avait déjà déposé se démission mais le maire l'avait refusé. Selon elle, il y avait certes des "tempéraments différents mais surtout des problèmes de compatibilité, de communication, d'échange avec les uns et les autres". Par contre la jeune femme qui dit "aimer l'efficacité" réfute l'idée qu'elle n'est pas capable de composer avec les autres. Par ailleurs, l'ancienne adjointe précise qu'il n'y avait "pas de dialogue et des décision unilatérales du maire (...) moi, je ne sais pas faire béni-oui-oui, je ne pouvais pas continuer à siéger à côté de ce maire".
Christine Soupramanien semble donc soulagée de cette décision "qu'elle attendait" mais elle regrette le comportement de Guito Ramoune qui, de son point de vue, "est en train de donner du grain à moudre à son opposition".



