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Dos d’Âne : Le Pôle nature bientôt ouvert ?

Lancé en 2013 par l’ancienne majorité municipale, le Pôle nature de Dos d’Âne végète depuis plusieurs années. Pourtant, le TCO veut croire que le site peut renaître de ses cendres, deux porteurs de projets se sont dit intéressés pour exploiter le site. Pour l’instant, le projet à 6 millions d’euros reste fini à 60%.
Ecrit par Maxime Bonnet – le mercredi 29 mai 2024 à 16H55

C’est un silence gêné du TCO qui accompagne chaque question sur le devenir du Pôle nature de Dos d’Âne. Après plusieurs années de négociations, l’intercommunalité avait cependant assuré fin mars qu’une solution allait être trouvée dans les prochains jours. Deux mois plus tard, si le site est toujours fermé, le dossier semble enfin se décanter. Le temps où le TCO voulait même vendre aux enchères le terrain est même loin derrière, car désormais il se murmure que le site a encore de l'avenir.

Déjà, le porteur de projet historique a été définitivement écarté, ses attentes ne convenant pas au TO. Alfred Chane Pane a eu visiblement les yeux plus gros que le ventre pour la collectivité. “Nous sommes déçus, car quand on voit le Diana Dea Lodge, on aurait voulu la même chose à Dos d’Âne. Nous avions clairement des divergences sur la forme de bail et sur l’issue de la fin du contrat. Il demandait à garder le foncier à la fin du bail, or ce n’était pas possible pour nous”, lâche Vanessa Miranville. Si la mairie s’est officiellement désengagée du projet en 2019, l’édile garde un œil sur le dossier du fait de sa casquette de vice-présidente du TO.

Deux projets réunionnais pour le site

Pour l’instant, le cœur de l’activité resterait l’hôtellerie. “Ce ne sera pas forcément la même chose, nous attendons des propositions plus libres. De toute manière, le Pôle doit garder cette vocation, car le PLU le classe comme zone touristique”, poursuit Vanessa Miranville. Deux porteurs de projet, tous deux Réunionnais, se sont pour l’instant déclarés intéressés, des visites du site doivent même avoir lieu dans les prochaines semaines. Pour autant, le Pôle nature devra encore subir des travaux de restauration avant même le début des finitions du bâti. Car oui, si l’essentiel est déjà là, le Pôle n’est fini qu’à 60% afin de permettre au prestataire de terminer l’aménagement selon ses besoins.

Le site proposé aux candidats comprendra bien le terrain de football “afin d’offrir une superficie suffisante pour développer l’activité”, soutient la maire de La Possession. Malgré son optimisme affiché, Vanessa Miranville lance une date du bout des lèvres. “On peut espérer signer un contrat avec un prestataire en 2024, et peut être une ouverture en 2025. Mais ce dossier est tellement complexe que je me refuse à trop m’avancer”, lance la maire.

Délabré et à l'abandon, le lieu semble se dégrader avec le passage du temps. De nombreux tags constellent les murs et les restes de bouteilles témoignent que désormais l'endroit est surtout un refuge pour certains habitants du quartier pour passer du bon temps à l'abri des regards. Visiblement peu de gens ont pris le temps de lire les panneaux qui interdisent l'accès, et les pancartes annonçant la présence d'alarme ne découragent plus personne. Rares sont les vitres qui ne sont pas brisées par des jets de galets. Avec un coût des travaux estimé à un peu plus de 6 millions d’euros, le Pôle nature s’apparente plus à un gouffre financier qu’à une bonne affaire. À la recherche d’un capitaine depuis 2017, le site dérive et est surtout devenu un nid à moustiques pour le quartier.

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