Ravalomanana n'est pas le bienvenu à Madagascar pour la HAT

Marc Ravalomanana, ancien président de Madagascar, doit rentrer aujourd'hui dans la Grande île. Un retour que ne souhaite pas le président de la HAT (Haute Autorité de Transition), Andry Rajoelina, qui vient de décider par le biais de l'agence gouvernementale de contrôle de la navigation aérienne malgache la mise en place d'un Notam ou Notice to Air Men interdisant "i[à tous aéronef à destination de Madagascar d'embarquer Marc Ravalomanana]i".
Cette décision arrive après la conférence de presse de l'ancien président malgache, hier en Afrique du Sud, brandissant ses billets d'avions et annonçant son retour à Madagascar.
Le Notam impose à toutes les compagnies aériennes et avions privés de fournir une liste des passagers à la tour de contrôle, Marc Ravalomanana ne pourrait donc pas se poser à Madagascar.
b["On l'empêche de rentrer dans son pays"]b
Pour Eric Rabenandrasana du Collectif pour Madagascar : "i[On empêche donc un président malgache démocratiquement élu de rentrer dans son pays, et dans le même temps un ministre français effectue une visite officiel à un régime putschiste non reconnu par la communauté internationale, et particulièrement par l'Ue dont la France fait partie]i". La décision de mise en place du Notam "i[traduit une peur manifeste de la HAT de voir arriver Ravalomana]i", explique-t-il.
La HAT est en place depuis maintenant plus de 700 jours après le coup d'Etat, une autorité qui n'est pas reconnue par les autorités internationales.
Pour rappel, Marc Ravalomanana a été condamné en décembre dernier aux travaux forcés à perpétuité par la justice malgache. Si l'ancien président retourne à Madagascar, "i[cela faciliterait son arrestation]i" selon la ministre de la Justice, il serait alors amené à purger sa peine.


