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L’île Maurice "hors taxes" tente de séduire les investisseurs français

C’est le ministre des Finances mauricien en personne qui a fait le déplacement à Paris pour y rencontrer un parterre d’hommes d’affaires français. Une rencontre "séduction" qui avait pour objectif de mieux faire connaître aux investisseurs français les possibilités d’installation et les dispositifs censés faciliter le "business".
Ecrit par Ludovic Grondin – le jeudi 3 février 2011 à 07H26

L’île Maurice veut se faire connaître auprès du monde économique français. "Encore plus" serait-on tenté de dire. Non satisfaits d’occuper une place de choix en matière touristique dans la zone océan Indien, l’île Maurice n’en oublie pas pour autant quelle est une terre d’accueil pour prospérer autrement que par des projets hôteliers.

"Nous voulons devenir une destination phare pour l’investissement"

Pravind Jugnauth, ministre des Finances mauricien, a ainsi axé son discours sur le projet "Maurice hors taxe". Un dossier que le ministre connaît très bien : "La transformation de Maurice en un paradis de shopping hors taxe m’est personnellement très chère. Nous voulons en faire un pilier économique à part entière. Ce développement constitue une nouvelle opportunité pour l’ouverture d’un nouvel espace économique et de nouveaux investissements étrangers" a-t-il dit, selon des propos reportés par l’Express de Maurice.

Ne cachant pas ses intentions, Pravind Jugnauth a ajouté que le but de sa visite en France "est de promouvoir l’île Maurice comme une plateforme et une destination phare pour l’investissement".

Il a également énuméré les mesures prises dans le dernier budget en vue d’améliorer le climat des affaires à Maurice. "Nous avons déjà adopté une nouvelle loi sur l’insolvabilité. Nous avons créé une nouvelle division commerciale spécialisée au sein des tribunaux dans le but de résoudre rapidement les litiges commerciaux, cela afin de donner davantage de confiance aux investisseurs. Nous avons facilité les transferts de propriété et accéléré les processus commerciaux" a-t-il soutenu.

Un discours appuyé par d’autres facilités comme la "Land Productivity Enhancement Scheme" qui doit faciliter l’accès à la terre et aux permis nécessaires aux potentiels investisseurs français.

La France représente déjà 16% des exportations de l’île

Orientant la deuxième partie de son discours sur les opportunités d’investissement qui existent à partir de Maurice vers les pays asiatiques et africains, le ministre est revenu sur l’appartenance de Maurice aux diverses organisations régionales facilitant les échanges entre les pays africains. "Tout comme Hong Kong sert de voie d’accès à la Chine, l’île Maurice remplit la fonction de passerelle naturelle pour les investisseurs mondiaux désireux de structurer des investissements en Afrique. Notre pays se positionne en plaque tournante dans la région pour les investissements vers l’Afrique et l’Asie et vice versa", a conclu le ministre des Finances.

Il faut savoir que Maurice a déjà pris les devants en signant des traités de non-double imposition avec pas moins de 13 pays africains dont le Lesotho, Madagascar, le Mozambique, la Namibie, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, l’Afrique du Sud, le Swaziland, la Tunisie, l’Ouganda et le Zimbabwe.

Déjà, en 2010, Maurice a exporté pour plus de 7 milliards de roupies (environ 175 millions d’euros) de marchandises vers la France, représentant un peu plus de 16% des exportations de l’île sœur.

 

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