Venu chercher sa fille, un père reçoit un galet au visage par le grand-père

La scène qui s'est déroulée le 21 février au Port entre un homme et son ex-gendre a été d'une rare violence. Jean-François M. s'en est pris au père de sa petite fille alors que celui-ci venait la récupérer. Il explique avoir vu rouge après de nombreuses insultes envers son épouse et lui-même. Alors que l'ex-gendre avait attaché sa fille sur le siège passager et qu'ils étaient prêts à partir, le jeune homme a reçu un galet en pleine figure. Sérieusement blessé, mais effrayé pour sa file qui se trouvait sur la trajectoire, il a tout juste eu le temps de se coucher sur elle. Au final, le père de famille s'en sort avec de multiples fractures au visage et se voit attribuer par le médecin de l'IML (Institut Médico-légale) une ITT de 45 jours.
Jean-François M. avait à répondre de ses actes ce lundi devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis. À la barre, le prévenu se justifie en expliquant qu'il subit harcèlement et insultes de la part du père de sa petite fille qu'il "ne veut plus voir", affirmant qu'il ferait "tout pour sa petite-fille". Peu convaincu par ses explications, le président li rétorque qu'il aurait pu "fermer les fenêtres et ne pas se donner en spectacle. Et si la petite avait reçu ce galet ? Quand on voit les conséquences sur un adulte, vous imaginez l'impact sur un enfant de cet âge ?", fustige le magistrat.
"C'est un acte de violence inouï que ce jet de galet"
Pour le procureur de la République, "c'est un acte de violence inouï que ce jet de galet". "Se rend-il compte de la gravité de son geste", s'interroge le magistrat. "Il a choisi de prendre un gros galet avec l'intention de faire mal. Il fait tout de travers pour sa petite-fille. Ce genre de fait détruit notre société", fustige le parquet qui requiert une peine d'1 an de prison dont 6 mois de sursis probatoire ainsi que des obligations de soins, de travail, et d'indemniser la victime. Le parquet indique avoir tenu compte de l'absence de casier judiciaire du prévenu.
"On ne peut pas savoir avec certitude qui a commencé, car il y a des tensions qui s'exercent entre eux", répond la défense. "Il s'agit d'un acte isolé qui est commis dans un contexte de fortes tensions entre les deux parties. Un coup de sang qui ne se reproduira plus", plaide la robe noire qui demande une peine de sursis intégrale eu égard à l'absence de son client. Le tribunal, après délibération, reconnait le prévenu coupable et suit les réquisitions du parquet dans son intégralité. Pour la partie ferme, Jean-François M. devra passer devant le juge de l'application des peines.


