Le budget de l'Outre-mer dans le viseur du PS


Après avoir présenté la ministre de la rue Oudinot, Marie-Luce Penchard, comme la "pire avocate de l'Outre-mer au gouvernement", c'était le 6 octobre dernier, le député-maire de Saint-Joseph s'est attaqué au budget de l'Outre-mer ce mercredi soir. Un budget dénoncé en raison de sa diminution et du contrecoup économique visant les populations ultramarines.
"C'est l'indignation qui prend le pas sur la déception..."
"Comme chaque année depuis 2007, la présentation de ce budget s'accompagne d'une grande déception" lançait Patrick Lebreton dans l'hémicycle du Palais Bourbon à l'occasion d'une séance de discussions. "Cette année, c'est l'indignation qui prend le pas sur la déception" poursuivait l'élu de Saint-Joseph après avoir évoqué le principe d'une "sanctuarisation" en matière de crédits affectés au logement social.
Remise en cause des mécanises de soutien fiscal à l'investissement, abandon de l'ambition énergétique, mise à l'écart du logement social seraient ainsi les "symboles les plus manifestes de la capitulation du gouvernement UMP" selon le socialiste "rural" qui n'a pas mâché ses mots en direction de la ministre de l'Outre-mer. "J'aurais aimé participer à la traduction concrète d'un espoir que les états généraux de l'outre-mer aurait dû susciter. J'aurais aimé souligner un premier bilan positif de la LODEOM. J'aurais aimé surtout, madame la Ministre, pouvoir approuver votre action au service de l'Outre-mer. Oui, j'aurais aimé malgré nos divergences" regrettait hier soir le député-maire.
Résultat de ce constat, Patrick Lebreton a proposé au gouvernement qu'il s'attaque concrètement aux "retards en matière d'infrastructure" sans oublier l'emploi, la santé, l'éducation, le logement ou le phénomène de vie chère. "Je crois qu'il est plus que temps de rompre profondément avec un système dépassé et à bout de souffle" pouvait-on entendre sur la chaîne télévisée dédiée au Parlement français.
Evoquant la nécessité de jeter les bases d'un nouvel ordre économique et d'un nouveau modèle de développement, le député du Sud sauvage n'a pas épargné la majorité présidentielle. Pour ce faire, "l'Etat devra avoir un rôle moteur (et) ne plus osciller en permanence entre un assistanat démobilisateur et un lâchage brutal".
Entendez, le souhait du parlementaire socialiste de mettre fin à un système qui "favorise la rente et l'oligarchie financière au détriment de l'initiative..."


