Condamné pour avoir immolé sa femme, Sofienne Hajji dans le déni avant un nouveau procès

Comme d'habitude, l'accusé s'est montré très loquace lorsque le président de la chambre de l'instruction lui a donné la parole ainsi que le prévoit la procédure. Le trentenaire a longuement évoqué les violences conjugales pour lesquelles il a été condamné postérieurement aux faits qui lui sont reprochés aujourd'hui. Il a insisté sur la volonté de sa victime de reprendre contact avec lui après son jugement en comparution immédiate dans le nord de l'Hexagone. "J'ai les copies des messages qu'elle m'a écrits. Si je suis si violent pourquoi vouloir me revoir?" a questionné Sofienne Hajji. Au point qu'on pourrait se demander si le mis en cause a tiré une quelconque leçon de son passé.
L'entourage persuadé que Bergie était victime de violences conjugales
Selon plusieurs témoins qui connaissaient bien la victime, celle-ci s'était progressivement isolée et se refermait brutalement lorsque la famille ou ses proches tentaient d'en savoir plus pour lui apporter du soutien.
Lors de l'audience devant la cour criminelle en août 2022, Sofienne Hajji, 38 ans, est apparu comme un homme froid et narcissique, livrant un discours comme "appris par coeur" sur les sentiments qu'il éprouvait vis-à-vis de son épouse.
Entre autres moments forts de l'audience criminelle justement, le témoignage de sa seconde épouse rencontrée dans l'Hexagone après le décès de Bergerette, victime, elle aussi, de violences conjugales. Les mots de cette seconde victime avaient donné un aperçu de la personnalité de Sofienne Hajji, ce qui n'a certainement pas joué en sa faveur.
Une peine de 20 ans de réclusion avait été requise par l'avocat général ainsi qu'une interdiction définitive de territoire français, un fait suffisamment rare pour qu'il soit souligné.
L'audience criminelle d'appel se tiendra les 11 et 12 septembre prochain. En attendant, la chambre de l'instruction a, quant à elle, décidé que l'accusé resterait derrière les barreaux.


