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Sénatoriales : La NUPES au bord de l'implosion après les accords PS-EELV-PCF, "un retour en arrière" pour LFI

La NUPES vit-elle ses dernières heures ? La question peut se poser après le communiqué incendiaire publié ce mercredi par la France insoumise. Le parti reproche à ses partenaires du PS, du PCF et d'Europe Écologie-Les Verts d'avoir rejeté un accord national dans le cadre des sénatoriales. "Après s’être réunies plusieurs fois sans jamais convier les représentants de la France insoumise (...) les trois composantes représentées au Sénat se sont accordées pour évincer les insoumis", déplore la LFI, qui proposera aux grands électeurs "de soutenir le programme de la NUPES en septembre prochain".
Ecrit par Samuel Irlepenne – le jeudi 6 juillet 2023 à 10H55

Cet accord national qu'aurait espéré la LFI s'est fait... mais sans elle. En effet, le bureau politique du Parti socialiste avait validé à l'unanimité un accord électoral avec EELV portant sur 14 départements (Essonne, Hauts-de-Seine, Indre-et-Loire, Isère, Loire, Loiret, Oise, Paris, Puy-de-Dôme, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Yvelines).

Un accord similaire avait été signé le 14 juin dernier entre le parti à la rose et le Parti communiste, portant lui sur 15 départements (Haute-Marne, Hauts-de-Seine, Haute-Loire, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loire-Atlantique, Loiret, Maine-et-Loire, Manche, Marne, Oise, Puy-de-Dôme, Seine-et-Marne et Val-de-Marne).

Pour la France insoumise, qui avait porté une proposition de listes et de candidatures NUPES dans le cadre d’un accord national, ce "refus de la NUPES (...) profite d’ores et déjà à la droite, certaine de conserver sa majorité, et au macronisme (...) Ces élections sénatoriales marquent donc un retour en arrière", martèle LFI.

Ces élections sénatoriales marquent donc un retour en arrière
Ces élections sénatoriales marquent donc un retour en arrière

Un choix qui risque selon la France insoumise d'ouvrir la voie à l'élection de sénatrices et de sénateurs issus des rangs de l'extrême-droite, "comme dans celui du Nord". Une incompréhension pour LFI qui estime "qu’unies les forces de la NUPES pouvaient conquérir de nouveaux sièges".
 

Si LFI regrette d'avoir été évincé de ces négociations, la raison de trouve sûrement dans la faiblesse de son poids dans les collectivités locales comme l'a rappelé Pierre Jouvet, porte-parole du PS et chargé des élections, interrogé par Public Sénat. En effet, le corps électoral, composé à 95% de conseillers municipaux, n’est pas en faveur de la France insoumise qui ne possède que très peu de grands électeurs, contrairement au PS, EELV et le PCF.

Premier groupe de gauche à l'Assemblée nationale, la France insoumise doit en revanche compter sur les soutiens de ces derniers pour espérer pouvoir faire élire un sénateur. "Il faut des élus, il faut des mairies", a rappelé Pierre Jouvet, qui ajoute que le PS a maintenu sa proposition faite à LFI en laissant à cette dernière la seconde place de la liste des Français de l'étranger mais aussi dans le département du Jura où le scrutin est uninominal. Une proposition battue en brèche par LFI qui voit dans ces tractations de ses "amis" de la NUPES un moyen de l'évincer.

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