L'affaire MH370 sur Netflix : La Réunion au cœur d’un complot international ?

La Réunion apparaît à la fin du premier épisode. Les producteurs du documentaire ont alors déjà évoqué les nombreuses interrogations autour de la disparition de l’avion, quelque chose qui n’était jamais arrivé auparavant depuis l’avènement des systèmes de surveillance globaux. La question : Où se trouve l’avion ou l’épave ?
C’est pourtant ce qui a été confirmé à l’époque par une équipe de chercheurs. Le flaperon est officiellement déclaré comme une pièce du MH370 et qui appuie l’hypothèse d’un crash en pleine mer.
Le documentaire de Netflix parle alors rapidement de l’île française dans l’océan Indien et de la découverte importante faite par Johnny Bègue. Un extrait d’une interview est même diffusé. Le Réunionnais évoque notamment son émotion et assure avoir pensé aux familles des victimes de la disparition du vol MH370.
Mais les producteurs du documentaire interviewent plusieurs personnes qui mettent en doute la conclusion du rapport officiel. La journaliste Florence de Changy, présentée comme une correspondante en Asie du Sud pour Le Monde, intervient alors à plusieurs reprises et s’interroge sur plusieurs zones d’ombre.
La plaque d’identification du flaperon est manquante. Cette dernière est installée via des techniques professionnelles qui doivent lui permettre de résister aux conditions extrêmes. Elle n’est retirée que lors d’un démantèlement, rappelle Florence de Changy.
La journaliste rappelle aussi que sur les douze numéros de série présents sur le flaperon, un seul correspond aux données conservées par l’usine qui a fabriqué cette pièce du MH370.
Le documentaire de Netflix explore tout au long des trois épisodes plusieurs théories du complot. La première qui aurait visé à discréditer le pilote pour lui faire porter le blâme de la disparition du MH370. L’homme avait été décrit comme souffrant de troubles mentaux mais aussi comme un soutien inconditionnel à un opposant politique en Malaysie.
Florence de Changy souhaite discréditer cette thèse suite à de nombreuses interviews et assure que le pilote avait une vie équilibrée. Pourtant, les autorités ont saisi son simulateur de vol et ont annoncé, deux ans après le crash, qu’il aurait utilisé l’outil pour préparer un trajet similaire à celui supposé du MH370. Mais le journaliste Jeff Wise précise que le point géographique retrouvé sur l’ordinateur avait été placé manuellement et non simulé entièrement.
Jeff Wise, présenté comme journaliste scientifique, par Netflix détaille sa thèse principale : La disparition du vol MH370 serait l’oeuvre de la Russie qui aurait voulu détourner l’attention publique de la guerre en Crimée. Les autorités russes auraient par la suite éparpillé des pièces d’avion dans l’océan Indien, selon ce même intervenant.
Les producteurs du documentaire se penchent sur d’autres théories comme celle d’une guerre d’information entre les Etats-Unis et la Chine. Le MH370 aurait pu transporter des équipements électroniques militaires américains subtilisés par la Chine et les Américains auraient alors abattu l’avion pour que leurs secrets de fabrication ne soient pas découverts. Le flaperon retrouvé à La Réunion aurait alors aussi été placé par des agents secrets.
Les intervenants qui présentent leurs théories de complots internationaux n’évoquent cependant jamais une participation active de La Réunion dans ces conspirations. Notre île se serait retrouvée par inadvertance liée à ces machinations.
La mini-série de Netflix se termine par la présentation de l’ultime rapport de l’enquête internationale menée suite à la disparition du MH370. Celle-là même qui conclut qu’aucun élément tangible ne permet de connaître les causes du drame et qui n’exclut pas l’intervention d’un parti extérieur sous n’importe quelle forme.
Le documentaire n’a pour l’instant pas encore déchaîné les passions à La Réunion. Il n’apparaît pas encore dans le Top 10 de Netflix dominé par le drame violent brésilien “Wrong side the tracks”, le soap “Sex/life” et la série à grand succès “Outer Banks”.


