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Coup de hachoir lors d'une soirée alcoolisée : Le compagnon part en prison

Des faits de violences conjugales ont occupé une nouvelle fois le tribunal judiciaire ce vendredi. La victime a été blessée avec un hachoir.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 27 janvier 2023 à 17H54

Il est 20h40 le 22 octobre dernier lorsqu'une femme appelle les secours pour une blessure au bras gauche. Elle indique que c'est son compagnon qui l'a blessée alors qu'il était alcoolisé. Elle relate avoir reçu un coup de hachoir alors que le couple se disputait. La police intervient et interpelle l'agresseur qui est controlé avec un taux de 2,08 g/l d'alcool dans le sang. La victime, qui se voit prescrire une ITT de 10 jours, est aussi alcoolisée que lui au moment des faits. Le parquet décide alors de le placer sous contrôle judiciaire et de le convoquer plus tard devant la justice. Il lui est fait interdiction d'entrer en contact avec elle. 

Elle explique qu'il lui a mis un coup de hachoir sans aucune raison apparente. Elle rangeait les courses quand il est arrivé dans son dos pour lui porter le coup au bras gauche. Elle décrit une relation compliquée et des violences régulières.Après cette convocation, le 25 décembre dernier, ils se retrouvent à une fête où lui se dispute avec un participant. La police débarque et constate qu'il n'a pas respecté l'interdiction de contact. Le parquet le place directement en détention provisoire à Domenjod.

Une plaie de 10 cm de long sur 3 cm de large et 1 cm de profondeur

À la barre ce vendredi dans le cadre de sa comparution immédiate, il explique que c'était accidentel. Ils avaient beaucoup bu tous les deux et, alors qu'il voulait en découdre avec un homme qui avait manqué de respect à sa compagne, il s'est saisi d'un hachoir. Elle le retenait puis l'arme a glissé sur son bras. Résultat, une plaie de 10 cm de long sur 3 cm de large et 1 cm de profondeur. Comme il le dit, "à aucun moment ce n'était volontaire. Si j'ai porté un coup avec la force, pourquoi on ne voit pas l'os". Sauf que son casier judiciaire fait état 5 mentions, toutes pour des faits de violence. Fait rarissime, ou pas, le prévenu indique au tribunal avoir entendu, depuis la prison, que sa compagne confirmait le thèse accidentelle de ce coup. 

Ce que réfute la partie civile qui confirme la version de la victime : "Elle maintient ses déclarations, il ne veut pas assumer. C'est une blessure impressionnante. Je demande 5000€ en guise de réparation de son préjudice". Le parquet enfonce le clou pour ses réquisitions : "L'enquête de voisinage confirme les violences régulières. La blessure n'est pas compatible avec la thèse de l'accident. Je vous demande une peine 2 ans de prison dont 6 mois de sursis et le maintien en détention". La défense n'est pas cet avis. Pour la robe noire, "s'il a été placé sous contrôle judiciaire au moment des faits par le parquet, vu son casier, c'est qu'il a cru sa thèse de l'accident. Les deux étaient fortement alcoolisés, je vous demande la relaxe". 

Le tribunal reconnait le prévenu coupable et le condamne à la peine de 2 ans de prison dont 1 an de sursis probatoire. Il est maintenu en détention et devra s'acquitter de 4000€ de dommages pour la victime. Il a interdiction d'entrer en contact avec elle ou de paraitre à son domicile. 
 

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