À 2 g/l, il poursuit son ex et la violente devant leurs enfants

À force de se débattre, elle réussit à lui échapper. Estimant qu'elle est sale, il la rattrape et la force à aller dans la salle de bain pour qu'elle se lave. Toute habillée, puis ensuite, la somme de se déshabiller. De peur, la mère de ses deux enfants s'exécute. Elle le supplie de la laisser et de partir, en vain. Pire encore, une fois fini, il va dans la cuisine se faire un café.
Un appel sur le téléphone de la victime met fin à cette violente scène, le faisant partir. La jeune femme s'empresse alors d'aller chercher ses enfants à l'école. Sur le chemin du retour, son bourreau est dans une boulangerie. Quand il la voit, il se précipite dehors et lui assène des coups de pied derrière la cuisse et dans le dos devant les enfants. Elle se réfugie dans le commerce où elle sera protégée. La police intervient et interpelle l'agresseur qui est contrôlé à 2 grammes d'alcool dans le sang.
À la barre, il reconnait les faits. Il a cinq mentions à son casier judiciaire mais aussi 6 mois de prison au-dessus de la tête, pour les mêmes faits, sur la même victime.
"Cela fait 10 ans qu'elle subit des violences. Il la harcèle jour et nuit depuis la fin de son bracelet électronique. La scène est particulièrement violente. Il veut lui retirer son short mais elle se débat. Il la force à se doucher puis à se déshabiller. Elle s'exécute par peur et lui va se faire un café ! Ça fait 2 ans qu'ils sont séparés, elle a le droit de refaire sa vie", fustige la défense de la victime.
"C'est quelqu'un de violent, jaloux et possessif", enchaine le parquet. "Il y a d'importantes violences physiques et psychologiques à répétition, et ce devant les enfants. En plus, il ne respecte pas les décisions de justice. Je vous demande une peine de 18 mois de prison dont 9 mois assortis d'un sursis probatoire, la révocation de 6 mois du sursis en cours, une interdiction de séjour à Saint-Denis, de contact avec la victime ainsi que son maintien en détention", conclut le parquet.
"C'est un contexte particulier car il a pris des médicaments et pour ses douleurs au dos et de l'alcool. Ce n'est pas un comportement habituel chez lui. Il reconnait les violences qu'il a commises", plaide la défense du prévenu.
Le tribunal ne sera finalement pas attendri par les arguments de la défense. Le prévenu est condamné aux peines requises par le parquet et part 15 mois en détention. Il lui est également signifié 3 ans d'interdiction de contact avec la victime.


