Assises : Le brillant lycéen conçoit un plan machiavélique et tente d'assassiner sa camarade

Particulièrement brillant, une fois n'est pas coutume dans le box des accusés de la cour d'assises, le vingtenaire s'enfermant dans un monde virtuel avait prévu les moindres détails du plan mortel qui devait coûter la vie à sa proie. Accro aux jeux vidéos, il aurait agi comme dans l'un d'entre eux, oubliant peut-être au passage que sa victime était faite de chair et d'os.
Sous prétexte de réviser ensemble, les deux adolescents devaient se retrouver. Djayan s'était muni de plusieurs armes, corde, barre de fer, couteau pour violer et tuer sa camarade qu'il avait attirée dans un hangar désaffecté de Sainte-Marie. Il était ensuite censé effacer toutes les preuves de son crime et faire disparaitre sa victime. Cette dernière avait réussi à déjouer le guet-apens qui lui avait été tendu et était parvenue à s'enfuir. Alors que Djayan lui aurait asséné de nombreux coups et frappé la tête au sol, elle aurait réussi à communiquer avec lui et le convaincre d'aller lui chercher de l'eau profitant de ce moment pour partir en courant.
En détention provisoire depuis les faits, Djayan a réussi son baccalauréat et continué ses études supérieures en mathématiques en prison. Malgré ces bons résultats, les magistrats interrogés au sujet du prolongement de sa détention ont évoqué "le caractère calculateur et le discours manipulateur" de l'accusé pour justifier leur refus. Mais selon ses conseils, le jeune garçon auquel quatre experts psychiatres se sont intéressés ne serait pas un psychopathe. Mais plutôt un être immature, isolé, qui avait des problèmes relationnels avec les filles, confondant ses fantasmes avec la réalité.
L'audience criminelle s'ouvre ce mercredi matin avec l'installation des jurés. Le verdict devrait tomber vendredi. Djayan encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour tentative d'assassinat. Les faits de viol qui lui étaient initialement reprochés n'ont pas été retenus dans la poursuite.


