"Autochtones ayant gardé leurs gènes de sauvage" : Brigitte Bardot devant la justice

À la demande d'Annick Girardin alors ministre des Outre-mer, le préfet avait déposé une plainte malgré les excuses présentées par Brigitte Bardot le 24 mars. Celle-ci a été poursuivie devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour injures raciales au même titre que son collaborateur, Bruno Jacquelin.
Après de multiples renvois, le procès s'était enfin tenu le 7 octobre devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Plusieurs associations et personnalités s'étaient portées parties civiles dont la Ligue des droits de l'homme, la Fédération Tamoule de La Réunion et le député Jean-Hugues Ratenon.
25.000 euros d’amende et une diffusion dans les médias de la condamnation pour Brigitte Bardot et 5000 euros d’amende pour Bruno Jacquemin avaient été requis par le parquet.
Brigitte Bardot avait été reconnue coupable d’injures raciales envers les Réunionnais et condamnée à payer 20.000 euros aux parties civiles. Son collaborateur et responsable communication de la fondation, Bruno Jacquelin, était lui aussi reconnu coupable avec une amende à verser de 4000 euros.
Une décision contestée par l'ex-égérie du cinéma français qui est rejugée ce jeudi devant la cour d'appel de La Réunion après un premier renvoi.
Lors de ses réquisitions, l'avocat général requiert 40.000 euros d’amende pour Brigitte Bardot - 25.000€ requis en première instance - et 4.000 euros pour Bruno Jacquelin soit 1.000€ de moins qu'au premier jugement. Le magistrat regrette de ne pas avoir d’élément de revenus concernant les deux prévenus.
La date du délibéré est fixé au 17 novembre prochain.


