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Ancien cimetière de Basse-Vallée : "Le degré zéro de la politique existe bel et bien"

En réponse aux attaques dont il a été la cible concernant les travaux de nettoyage mécanique réalisés à proximité de l'ancien cimetière de Basse-Vallée, le maire de Saint-Philippe, Olivier Rivière s'est exprimé ce matin sur ce qu'il considère comme une "manipulation politique".
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 26 août 2010 à 12H45

Olivier Rivière n'a pas beaucoup apprécié les critiques qui lui ont été adressées il y a une semaine concernant les travaux réalisés sur le site jouxtant l'ancien cimetière de Basse-Vallée. Selon le maire de Saint-Philippe, les informations transmises à la presse par un certain nombre d'élus relève plus de la "manipulation politique" que d'une sensibilisation au patrimoine historique local.

"Il s'agit avant tout d'une récupération indécente de la part de politiques en mal de notoriété" lance Olivier Rivière qui a souhaité faire la lumière sur une affaire qui prend, selon lui, des proportions incompréhensibles. "On m'a accusé de profanateur, de destruction de lieu de mémoire alors qu'il n'y a aucune preuve qui permette de lancer de telles propos" poursuit le premier magistrat qui envisage une action en justice.

L'ancien cimetière classé en zone constructible depuis 1995

Après avoir effectué un certain nombre de recherches, les élus de Saint-Philippe ont pu mettre la main sur une série de documents attestant de la présence de Raphaël Piras, l'actuel président du musée "Au bon roi Louis", comme second adjoint au maire de Saint-Philippe entre 1989 et 1995. C'est d'ailleurs Raphaël Piras lui même qui avait dressé les premières critiques à l'encontre du maire il y a une semaine. Délégué à l'urbanisme, il avait participé à un certain nombre de réunions relatives à la révision du Plan d'occupation des sols (POS) de 1995. Un procès-verbal précisant même que l'ancien adjoint au maire avait contribué au classement de la parcelle concernée en zone constructible

"Aujourd'hui ce que je découvre, c'est que de 1989 à 1995, sous la mandature de Hugues Salvan, Raphaël Piras avait participé en tant que 2nd adjoint chargé de l'urbanisme au déclassement d'une zone agricole en zone constructible. Il était donc parfaitement au courant de ce qui se passait dans ces différentes zones puisqu'il s'est même porté acquéreur de certains terrains avant ce déclassement" explique le maire. "Il savait parfaitement qu'il y avait des vestiges à cet endroit là. Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est que l'on me parle de préservation du patrimoine alors que d'un autre côté, on a pas hésité à déclasser toute une zone agricole sur laquelle était implantée le cimetière marin" poursuit l'élu qui évoque également les pierres qui auraient appartenu à des sépultures.

Des pierres taillées venues de Sainte-Suzanne et une "couronne mortuaire en caoutchouc"

Confronté aux demandes répétées de logements à l'échelle communale, Olivier Rivière estime qu'il est du devoir d'un maire d'agir en matière de réalisation de logements sociaux. "Il y a eu des incompréhensions récupérées par des élus sans scrupules. Nous avons 53% de chômeurs à Saint-Philippe et des centaines de familles qui attendent depuis des années voire même des décennies des logements sociaux. Il est donc normal que l'on prenne à bras le corps ce problème de logements et que l'on construise des logements sur des poches foncières constructibles" ajoute le maire.

Autre réplique adressée à ses opposants, la présence d'une couronne mortuaire dans les gravats déblayés par un engin de chantier. Sur ce point, l'élu semble clair : "Ce qui a été présenté comme une fameuse couronne mortuaire. Après vérification, il s'avère que cette fameuse couronne n'est plus ni moins qu'un morceau de pneu découpé. Je doute que ce morceau de pneu date des années 1820 à moins que le premier pneu ait fait son apparition avant la première voiture vers 1900" lance avec ironie Olivier Rivière.
L'occasion également de revenir sur l'affaire des pierres taillées retrouvées dans ces mêmes gravats. Des pierres qui avaient été apportées du cimetière de Sainte-Suzanne, car inutilisées, dans le but de reconstruire une partie des sépultures. Mais elles sont restées, pour certaines d'entre elles, stockées dans un recoin de la parcelle où des travaux de nettoyage ont été réalisés.

L'imbroglio né le 19 août dernier réserve donc son lot de surprises. Reste à savoir quelles seront les réactions des personnes qui avaient manifesté leur mécontentement sur le site même de l'ancien cimetière. Un site dont personne ne semble se préoccuper et où la végétation règne en maître depuis maintenant plusieurs siècles.

 

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