Revenir à la rubrique : Politique

Le Grand Stella : Un projet de 80 hectares de végétation réhabilitée et d’agriculture biologique

Les contours du projet Grand Stella restent encore à préciser mais les premières plantations ont eu lieu en cette Journée internationale des forêts. La mairie de Saint-Leu ambitionne notamment de restaurer la forêt semi-sèche originelle sur la zone naturelle et de développer l’agriculture biologique.
Ecrit par Prisca Bigot – le lundi 21 mars 2022 à 16H12

Des Bois de Joli cœur, d’Arnette, des Benjoins pour les plus connus mais aussi des Bois de Pintande, de Senteurs ou encore de Poupart pour les plus rares. Autant d’espèces endémiques plantées pour le lancement du projet "Grand Stella". 100 plants ont été mis en terre ce lundi. À terme ce seront 90.000 qui seront plantés. Pour aider le maire Bruno Domen, Huguette Bello et Cyrille Melchior ont revêtu une paire de gants et utilisé la pelle. La Région a mis à disposition de la commune pour 10 ans son foncier de 80 hectares qui s’étend de la Départementale 11 à la Nationale A1. 

Différentes zones composent ce foncier. L’étude pré-opérationnelle prévoit de reconstituer la forêt semi-sèche telle qu’elle existait avant l’arrivée de l’Homme. La pépinière municipale mais surtout le Département avec son plan "Un million d’arbres pour La Réunion" fournissent les milliers de plants d’espèces endémiques et indigènes nécessaires. Pour une reforestation assurée, la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki a été choisie : une plantation d’espèces adaptées de 2 plants/m2. L'objectif est de créer "un écosystème stable et résilient, mais aussi une forêt indépendante à moyen/long terme", explique Yann Fontaine, chef de projet "Un million d’arbres". 

"Ramener la forêt et l’agriculture au plus près de la ville"

Outre l’aménagement de l’espace forestier et de la savane arborée, la commune projette de mettre en place des jardins partagés dans le cadre de la politique de la ville, de réhabiliter les kiosques mais aussi les différents sentiers existants et fréquentés par les sportifs.

Des éleveurs de bœufs Moka et de cabris fréquentent également la partie basse du site. Des activités agricoles "patrimoniales et durables" que la commune souhaiterait développer avec l'installation de deux agriculteurs bio sur les 7,3 hectares de zone agricole. Un sujet qui fait réagir la présidente de la Région. "La Safer doit plus et mieux travailler avec les agriculteurs", interpelle Huguette Bello après avoir fait le constat de ces "jeunes agriculteurs pour qui c’est la croix et la bannière pour trouver un terrain". "Il nous faut de 1.000 hectares supplémentaires pour planter toutes les cultures vivrières dont on a besoin". 

Des études pluridisciplinaires encore à mener

À travers ce projet, "l’ambition est de ramener la forêt et l’agriculture au plus près de la ville et dans la ville", se réjouit Cyrille Melchior, le président du Département. Avant lui, Bruno Domen rappelle les trois piliers de ce projet sur 80 hectares : l'écologie, l'humain et l'authenticité . "Entre le musée du sel, celui du sucre et les musées aux alentours, la continuité écologique et historique à l’échelle de la commune est assurée", se félicite l’édile. Les études pluridisciplinaires lancées cette année devraient permettre de détailler les différentes composantes du projet Grand Stella. Dans le cadre de la convention Daupi, le CBN-CPIE Mascarin apporte également son expertise technique et scientifique pour lutter contre les espèces invasives et contribuer à la réhabilitation du site. 

Dans un deuxième temps, la commune envisage d’étendre le Grand Stella sur 18 hectares, entre le cimetière de Saint-Leu et le RD11. Un foncier appartenant en grande partie à CBO Territoria où est installée la pépinière communale.

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :