Rappelant l'urgence d'un changement de paradigme, EELV présente ses candidats aux législatives

"Faire le choix de ceux qui ne se sont pas trompés"
Pour l'élue, EELV est le part qui a la bonne analyse de la situation depuis le départ, le bon positionnement sur les politiques à mener. "Nous ne nous sommes malheureusement pas trompés quand nous alertions sur l'épuisement des ressources, quand nous disions qu'il fallait développer au plus vite les énergies renouvelables (...), depuis combien de temps militons-nous pour dire qu'il faut aller vers l'autonomie énergétique, l'autonomie alimentaire, ne sommes-nous pas ceux qui les premiers avons alerté sur l'hérésie d'une NRL épuisant les ressources alluvionnaires de l'île, sur le mur de déchets devenu ingérable, sur l'érosion des plages, sur la nécessité d'offrir des alternatives à la voiture...".
Et de tacler : "Les autres partis arrivent bien tardivement sur ces urgences, ils ont commis une faute politique grave en faisant perdre autant de temps dans la prise de conscience et la mise en place de mesures."
Danon Lutchmee Odayen (3ème circonscription), engagée dans la vie associative depuis ses 15 ans (handicap, prévention suicide, écologie...), entend notamment "lutter contre des projets qui n’ont pas de sens" (avec Domoun La Plaine par exemple) comme le parc du volcan, mais aussi "mieux développer les Hauts" et y renforcer l'écologie. Elle souhaite en outre "créer des espaces d’écoute, en favorisant une éducation plus épanouissante", développer les mobilités douces, protéger le parc national, ou encore "mettre les moyens pour aider à une agriculture raisonnée, locale pour subvenir à nos besoins locaux".
Sur la septième, Jean-Louis Payet - engagé dans le monde associatif contre le gaspillage et pour la distribution de produits alimentaires à ceux qui sont dans le besoin - estime que "la sécurité de la population et de ses besoins passent par la lutte contre le dérèglement climatique".
"L’urgence climatique remet en cause nos modes de vie, nos façons de consommer, de produire, de financer et donc l’économie des richesses. C’est pour cela que nous devons basculer vers la transition écologique qui propose un nouveau modèle économique et social, un modèle de développement durable qui renouvelle nos façons de consommer, de produire, de travailler, de vivre ensemble pour répondre aux enjeux environnementaux", exprime-t-il. "Sur notre île, il faut qu’on puisse avancer vers l’autonomie énergétique totale au niveau de l’électricité, du transport, de la climatisation et de l’eau chaude sanitaire."
Efforts maintenant ou sacrifices plus tard
"Faire des efforts maintenant ou… des sacrifices plus tard. C’est le choix que les électeurs auront à faire ces prochains mois", alerte de son côté Bernard Padé, membre actif de plusieurs associations impliquées dans la préservation de l’environnement, pour qui il faut agir à l'échelle individuelle, au niveau des collectivités ou des entreprises. "En priorité, il s’agira d’anticiper notre autonomie énergétique et alimentaire. Par exemple, en s’inspirant des travaux réalisés par l’association réunionnaise Oasis Réunion."
"Le temps est venu de remplacer les dirigeants politiques actuelles, nationales et locales. Leur manque de clairvoyance, leur manque de vision sont une menace pour La Réunion, pour la France. Il faut arrêter de penser comme en 1970 mais comme en 2070", déclare-t-il encore.
EELVR appelle ainsi la population à "faire le choix de ceux qui ne se sont pas trompés, et envoyer à l'Assemblée des personnes militantes de l'écologie et du social".


