A quand le plafonnement indemnités-retraites issues des mandats politiques ?


La loi permet aujourd'hui a Christine Boutin de cumuler les 6.000 euros (sa retraite de ministre), les 2.600 € qu'elle perçoit en que conseillère générale des Yvelines et les 9.500 € bruts mensuels pour sa mission auprès du gouvernement. Ce qui lui fait un revenu mensuel de 18.000 €, issu de ses anciens et actuels mandats politiques.
Lorsque cette information a été dévoilée, elle a déclenchée une polémique inattendue. Aussi, l'ancienne ministre a décidé de renoncer aux 9.500 € bruts mensuels. Mais combien d'élus, d'anciens élus, d'hommes politiques ou d'anciens hommes politiques ont des revenus très élevés.
Combien cumulent une retraite de ministre, de député, de sénateur, de président d'une collectivité locale ou d'EPCI, de maire ou conseiller régional ou général ? Combien d'entre eux, ont à côté une mission “bidon” rémunérée au moins à 5.000 € ?
Aujourd'hui un maire perçoit entre 2.000 et 4.000 euros bruts, un conseiller régional et général a en moyenne 2.000 € bruts d'indemnités par mois, un parlementaire a un salaire de 6.952,91 € bruts, un secrétaire d'Etat gagne 12.795 € bruts, un ministre touche 13.905,82 € bruts, le Premier ministre 22.249,31 € bruts, le président de la République 19/331 € bruts.
Il est évident que la plupart des élus n'auront pas de soucis pour leur retraite, surtout lorsqu'ils continuent à occuper un poste politique et sont constamment en mission pour les collectivités locales ou le gouvernement. Et ce n'est pas le plafonnement des revenus des élus lors de cumul de mandats (autour de 9.000 euros) qui a moralisé une pratique connue de tous, et qui profite à un grand nombre de défenseurs du petit peuple.
Aujourd'hui, il est nécessaire de fixer un plafond pour le cumul de l'ensemble de revenus, indemnités et retraites issus d'anciens et actuels mandats politiques. Ce serait une étape essentielle dans la moralisation de la vie politique et cela éviterait les polémiques inutiles et hypocrites.


