Une mule transportant de la cocaïne vers La Réunion atterrit contre toute attente en Egypte…

Le 12 novembre dernier, le vol French Bee décolle de Paris Orly direction l’île de La Réunion.
Le 13 novembre, la compagnie informe ses clients que l’un de ses avions a été dérouté vers l’Egypte. La raison est toute simple : un passager a fait un malaise et la procédure contraint le commandant de bord à se poser sur l’aéroport le plus proche pour une prise en charge médicale d’urgence.
Sur le tarmac de l’aéroport international égyptien, le passager malade est évacué vers l’hôpital. Mais en raison d’un ravitaillement en kérosène qui ne peut se faire immédiatement, l’avion French Bee ne peut redécoller dans la foulée car les contraintes réglementaires sur les temps de vol des équipages ne le permettent alors plus.
Tous les passagers sont alors débarqués et dirigés vers un hôtel du Caire. Le lendemain, tous les passagers doivent donc se présenter à nouveau à l'aéroport. Parmi les passagers, la jeune femme de 27 ans est démasquée lors du premier poste de contrôle avant embarquement, grâce à une palpation. Une procédure à laquelle elle avait échappé à Orly.
De lourdes peines prévues dans ce pays
Depuis Paris, son dealer lui avait en effet scotché un sachet de cocaïne dans le dos. Une "ceinture" de drogue qu’elle avait décidé de garder sur elle lors de sa nuit à l'hôtel. Mais la vigilance des policiers de l’aéroport du Caire a fait mouche.
La jeune mère de famille, qui voyageait avec sa fille de 2 ans, portait sur elle 1,7 kg de cocaïne destinée au marché réunionnais. Depuis son arrestation, sa fille a pu être rapatriée vers la France grâce à l'aide d'un proche. La mule risque quant à elle une lourde condamnation en Egypte.
Selon l’avocat de la Française interrogé par Le Parisien, sa cliente risque une peine comprise entre 25 ans et la perpétuité si le trafic de drogue est retenu. Une qualification que son avocat tentera de minimiser puisque, selon le récit que dresse la jeune mule française, son interlocuteur avait tenté de la rassurer en lui indiquant qu'elle allait porter un "médicament uniquement disponible sur ordonnance". Dans le besoin financièrement, elle a donc accepté cette mission.
Pour ce job risqué, elle avait été payée 2000 euros avant son départ à Orly puis devait récupérer l'autre moitié une fois la marchandise arrivée à La Réunion.


