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Comment peut-on haïr à ce point ? Mère et fille ont failli tuer leur voisine !

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 16 octobre 2019 à 11H03

On frémit lorsque le président Molié raconte les faits. On frémit d’autant que les deux accusées, à la barre, n’ont vraiment pas l’air de ce qu’elles sont. Nous avons devant nous une maman, Marie, jeune encore (49 ans mais qui en paraît à peine 25), et sa fille, Emilia (20 ans avec des airs de gamine de 16 ans). Minces, frêles, ce sont en réalité deux dangereuses harpies qui ont failli tuer leur voisine et locataire à coups de barres de fer !

Parce qu’il y avait un litige à propos des chiens et chats de la voisine qui faisaient caca dans la pelouse.

Oui madame, oui monsieur, les crottes de votre toutou peuvent vous valoir la peine de mort.

Un sordide qui donne l’envie de gerber !

L’affaire est si simple et les faits si atroces qu’on se frotte encore les yeux tant on a du mal à admettre cette sordide réalité :

Peut-on imaginer motif plus futile qu’une crotte de chien pour se foutre en rogne ? La réalité, bien que cela ait été à peine évoqué à l’audience, est des plus sordide : mère et fille ont fait preuve d’une homophobie assassine contre leur voisine. L’affaire s’est déroulée le 6 septembre dernier à Saint-Paul et fout l’envie de gerber !

Marie, la maman, a entraîné sa fille, laquelle n’a guère protesté, dans une expédition punitive ; affaire qui aurait pu se terminer aux Assises si la victime n’avait survécu.

Bref, la Marie loue sa seconde maison, mitoyenne à la sienne, à Ursula (prénom d’emprunt), laquelle a deux torts imprescriptibles à ses yeux : Ursula est zoreille et lesbienne. Mais comme Marie crache sur tout ce qu’on veut sauf sur le pognon, elle loue sa maison à Ursula. La cour et le gazon sont communs aux deux maisons.

Ursula a deux chats et trois chiens. Les animaux de compagnie, ont le sait, ont des besoins. Le gazon, l’herbe tendre… caca.

Le litige commence et les engueulades avec : qui va ramasser les crottes? C’est con, hein ? Ben c’est pas fini. Peu après son entrée dans les lieux, Ursula accueille son "amie de coeur".Ben c’est son droit, non ? Pas pour tout le monde, apparemment. 

"Koçasa ? In bande tantines la po dans ma case ? Ah… ben non kamarad !"

"Si tu portes plainte, ta copine y passe. Et tes clebs !"

À partir de là, les engueulades vont aller grandissant, comme une intégrale mathématique. Le problème, les matheux le savent bien, c’est que les intégrales finissent toujours par se casser la gueule.

Le 6 septembre dernier, Marie s’arme d’une barre de fer et enjoint sa fille chérie de la suivre. Fifille s’empare d’un solide bout de bois qui traînait dans le coin.

Toutes deux, plus décidées que des suffragettes sur le sentier de la guerre, se rendent chez la voisine. Marie a conservé (ce qui lui est formellement interdit) le double des clefs de la maison qu’elle loue à Ursula. Elles entrent sans s’annoncer et tombent à coups de barre de fer et de bout de bois sur Ursula, seule chez elle alors.

La liste des blessures relevées par le médecin des Urgences fait peur : des coups sur la tête, le visage, les bras, les poignets, le torse, les cuisses, les jambes… Certaines blessures à la tête font plusieurs centimètres de large et ont nécessité des tas de points de suture. À se demander comment Ursula s’en est sortie vivante !

Il y a du sang partout. Se disant alors qu’elles y sont sans doute allées un peu fort, les deux furies trainent leur victime dans la salle-de-bains. Là, elles la mettent carrément à poil et la collent de force sous la douche.

Après quoi elles la sèchent et lui collent de l’alcool sur ses plaies ouvertes.

Et ce n’est pas tout. Par esprit de générosité, on le suppose, les bourreaux (ou bourelles ???) conduisent ensuite la femme geignante à l’hôpital.

Sans oublier de la menacer : si elle a le culot de porter plainte, sa compagne et ses chiens (et ses chats) vont payer l’addition. On en saurait être plus clair.

Ça pue la préméditation

À la barre des accusés, la mère, l’air d’une gamine prise le doigt dans le pot de confiture, admet du bout des lèvres, qu’elle a cogné. "Je reconnais, c’est vrai. Mais elle nous a causé pas mal de problèmes aussi. Ça a débordé. On était tellement en colère…"

Et la fille : "On n’a pas menacé. Elle est toquée. On voulait lui faire passer le message. Le message est passé, c’est tout".

Ça, il est passé. Ursula et sa compagne sont rentrées en Métropole où, on le suppose sans peine, elles ont dépeint La Réunion comme un pays de tantines homophobes ultra-violentes. Ah ! le tordu "vivre ensemble". 

"Pourquoi la barre de fer ?" s'enquiert mine de rien le président Molié. Marie plonge plein pot dans le piège : "On n’en pouvait plus de cette situation". S’enferrant du même coup dans la préméditation. Prends ça po toué ma fille !

À la gendarmerie, elles ont commencé par tout nier puis, devant l’évidence, ont fini par admettre leur incompréhensible violence. Et si c’était tout…

Après avoir "largué" Ursula aux Urgences, elles reviennent chez la victime et entreprennent de tout nettoyer, surtout les larges flaques de sang maculant le sol : les traces ADN, vous comprenez ? On voit ça dans tous les feuilletons policiers, ma bonne dame.

Chez elle, Marie nettoie soigneusement les armes, y compris les bouts de bois, des fois que son époux remarquerait quelque chose. Ah oui ! en plus, le bout de bois de la tendre fifille s’est cassé sous la violence des coups. On est loin, là, très loin, de l’acte manqué improvisé. Ça pue la préméditation comme un munster bien fait.

Y’a un dieu pour les assassins !

Les deux monstres n’ont aucun passé judiciaire : casier zéro ! On comprend encore moins cet acharnement qui a bien (mal ?) failli être meurtrier.

"Quand on parle de sexe faible…" a juste commenté le président.

L’avocate de la partie civile fut la seule à évoquer le caractère homophobe de l’agression. En précisant qu’à Aix, où elle est réfugiée, la victime est suivie dans un service de traumatologie.

La procureure Carniéllo, avec ses piques d’humour et ses sourires qui en disent long, y est allée en douceur envers les accusées. Au lance-missiles. « Elles ont l’air innocentes et gentilles comme ça. Cagoulées, avec des gants pour ne pas laisser d’empreintes… La maman qui donne l’exemple à sa fille. Tout ça pour une crotte de chien ? Allons donc ! Et après l’hôpital, elles font le ménage chez la malheureuse ? » L’accusatrice a réclamé deux ans de prison dont un avec sursis.

Les juges ont été moins sévères : 18 mois avec sursis.

Pas cher payé pour une tentative de meurtre homophobe.

 

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