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"Coûte que coûte"... vers la banqueroute : Un gérant de sociétés spécialisées dans le bâtiment condamné

Ecrit par Prisca Bigot – le vendredi 4 octobre 2019 à 11H42

Sous prétexte de techniques révolutionnaires, il a vendu du rêve à ses clients, mené à la banqueroute ses sociétés et mis en danger ses salariés. Johny Morel comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de St-Pierre et ce n’est pas la première fois. Il y a quelques années, le gérant de sociétés a été condamné à de la prison ferme pour banqueroute et escroquerie. De retour dans les affaires, il reprend la société Phosfor, spécialisée dans le bâtiment qui connaît déjà des difficultés financières. Augmentation frauduleuse du passif, détournement de l’actif, mouvements financiers anormaux, travail dissimulé…De 2015 à 2017, Johny Morel a joué de tout son poids pour faire couler la société. 

L’homme est "capable de vendre du sable dans le désert", a décrit le père d’une des victimes. Sa fille s’est endettée sur 25 ans pour construire sa maison et pour 69 000 euros n’a reçu qu’une dalle et quatre murs, a fait valoir son conseil, Me Farid Issé. Johny Morel est aussi connu pour avoir été le gérant de la[ société Homia Construction où là encore les belles promesses n’ont pas été tenues. ]urlblank:https://www.zinfos974.com/Homia-Construction-laisse-sur-le-carreau-salaries-et-clients_a133328.html

"Avec autant de faits à reprocher à une même personne, Monsieur Morel est une leçon à lui tout seul du droit des affaires", a raillé le vice-procureur Benoît Bernard. 1,4 million de passif, dont 900 000 euros de préjudice social laissé par le prévenu. 

"J’y croyais et j’ai fait n’importe quoi", s’est expliqué Johny Morel. "On lui reproche d’avoir essayé de s’en sortir coûte que coûte et ça a coûté beaucoup", a plaidé pour sa défense Me Bruno Raffi. 

Pour les faits de banqueroute, Johny Morel a été condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis, 15 000 euros d’amende, l’interdiction définitive de gérer et d'exercer dans le domaine du commerce et de l’industrie et devra s’acquitter de 2 000 euros de préjudice moral. Accusé également de travail dissimulé et abus de confiance, il a écopé de trois mois et 2 000 euros d’amende.

 

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