Un sous-préfet en charge de la cohésion sociale et de la jeunesse

"Le sous-préfet Richard-Daniel Boisson est la 1ère mesure vivante du Conseil interministériel de l'Outre-mer de novembre dernier", indique le préfet Michel Lalande qui a participé à "sa sélection" à Paris.
D'abord instituteur puis conseiller pédagogique, Richard-Daniel Boisson a vite gravi les échelons. S'il a décidé de quitter le ministère de l'Education et de se rapprocher du social, c'est pour répondre au désir de "travailler pour l'intérêt général" assure le haut-fonctionnaire, qui dit croire encore à l'ascenseur social, lui qui vient d'un milieu modeste. Fils de femme de ménage et d'ouvrier, Richard-Daniel Boisson dit avoir cinq principes auxquels il prétend croire "dur comme fer" : "Je me refuse de baisser pavillon devant le déterminisme social", commence par affirmer le nouvel arrivant.
Sa seconde détermination sera de créer "une synergie collective" des différents acteurs du social afin d'avoir "une plus grande marge de manœuvre" pour favoriser "l'égalité des chances". Son troisième axe est clairement de mettre tout en œuvre pour promouvoir l'ascenseur social. "J'y tiens énormément car j'en suis un pur produit", insiste le sous-préfet qui dit vouloir "rendre ce que la République m'a donné". Quatrième grand principe : "côtoyer les différences", qui selon lui "nous enrichit". Et enfin sa ligne de conduite la plus noble : mettre l'homme au cœur de tous les débats, "l'homme au service de l'homme".
Réduire l'illettrisme d'un tiers en trois ans
Richard-Daniel Boisson aura pour "missions régaliennes" de lutter contre les exclusions sous toutes leurs formes : logement, emploi... "On me demande de fluidifier le système pour que les politiques soient menées jusqu'au bout. Il y a parfois un manque de coordination. Mon rôle sera de conjuguer les énergies pour fabriquer les synergies collectives et gagner des marges de manœuvre", insiste le fonctionnaire fraîchement nommé.
Sa nomination à La Réunion fait suite à un choix personnel. Richard-Daniel Boisson dit avoir eu une première approche du département lorsqu'il était instituteur à Mayotte et assure avoir pris conscience "d'enjeux sociaux importants".
Dans un premier temps, il se fixe pour objectif de diminuer d'un tiers l'illettrisme sur l'île sur une période de trois ans. "100.000 illettrés sur 800.000 habitants, ce n'est pas admissible". Même but pour la jeunesse : "qu'un tiers des jeunes aient une insertion professionnelle le plus tôt possible".


