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L'énergie de la houle bientôt exploitée ?

A l'ère des énergies renouvelables, des perspectives se concrétisent du côté de la production d'électricité à partir de la houle. Le projet Seawatt est en bonne voie et devrait, d'ici 2011, voir naître la première centrale houlomotrice de France, à Saint-Pierre.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 24 mars 2010 à 11H42

Seawatt est un projet de réalisation d'une centrale houlomotrice qui convertirait l'énergie de la houle en électricité, sans générer de gaz à effet de serre. C'est du propre mais cela a un coup : 25 millions d'euros. Le procédé est ingénieux. Raison pour laquelle Seawatt a obtenu le label de Capernergie, un pôle de compétitivité consacré aux énergies qui ne produisent pas de gaz à effet de serre, et qui s'engage à soutenir financièrement le projet. Soutenu jusqu'ici par la Région, l'Ademe et la Civis, le projet Seawatt est d'abord financé par des fonds propres. Une partie vient également des actionnaires et une autre partie sera issue de la défiscalisation.

Trouver 8 millions d'euros

L'étude d'impact arrive à terme, il s'agit maintenant de trouver 8 millions d'euros pour que les machines voient le jour et soient installées dans le Sud de l'île. Il s'agit de cinq Pelamis, des sortes de serpents de mer qui seraient installés d'ici 2011 à Saint-Pierre, non loin du Pic du diable. Ces Pelamis sont des convertisseurs d'énergie composés d' "un ensemble de segments cylindriques liés entre eux linéairement par des articulations. Lors du passage des vagues le long de la machine, le mouvement de chacun des cylindres par rapport aux autres est amorti par des vérins hydrauliques".

EDF est d'ailleurs à l'affût de ce style de projet. Le projet Seawatt, grâce à sa labellisation, devrait poursuivre ses recherches en matière de capacité de stockage, ce qui soulagerait le fournisseur historique lors d'une avarie électrique.

Objectif 2015 : alimenter 20.000 foyers

Un Pelamis génère 750kW. Avec 30 Pelamis d'ici 2015, ce seront 20.000 foyers qui seraient alimentés en électricité propre. Mais pour l'heure, il s'agit avant tout de rendre le projet viable. Et cela passerait par une revalorisation des tarifs de rachat des énergies propres. Pour l'instant, l'énergie marine vaut 15 centimes par kWh, un tarif largement inférieur aux 40 centimes par kWh de l'énergie solaire. Le CIOM (Conseil interministériel de l'Outre-mer) prévoit une revalorisation des énergies géothermiques et marines. De quoi donner de l'espoir aux investisseurs pour continuer à surfer sur la vague de la houle...

 

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