Un couple devant la justice pour avoir enlevé leur enfant au Conseil départemental

L'histoire est bien triste. Un couple se trouvait devant le tribunal correctionnel de Champ Fleuri ce vendredi, en comparution immédiate. Leur petite fille de 4 ans a été placée il y a peu de temps au sein du service de protection de l’enfance du Conseil départemental.
Et mercredi, alors qu’ils se trouvaient à la Maison Départementale de Saint-André pour un rendez-vous avec leur enfant, ils sont repartis avec, sans autorisation. Lui, a distrait deux membres du personnel en leur jetant des tables dessus. Elle, s’est enfuie avec leur fille. Les parents ont passé la demi-journée avec leur petite avant de la ramener saine et sauve aux alentours de 16h. Les forces de l’ordre, pas sereines, recherchaient activement la petite famille. En effet, le couple aurait proféré des menaces de suicide au préalable.
"Pendant trois semaines, nous n’avons pas eu de nouvelles de notre enfant"
Si la détresse des parents se fait ressentir, on peut aisément comprendre pourquoi il est dans l’intérêt de l’enfant d’être pris en charge par les services du Département. La mère est handicapée, physiquement, mais souffre surtout de défaillances psychologiques. Selon le médecin, sa responsabilité pénale serait atténuée. Quant au mari, il devrait être sous traitement médical pour contrôler son impulsivité. Mais ce père de 50 ans qui tente de s’en sortir avec sa boîte de recyclage de métaux, aime sa femme - qu’il soigne au quotidien - ainsi que sa fille.
Maladroit, inquiet, il explique tant bien que mal : "Pendant trois semaines, nous n’avons pas eu de nouvelles de notre enfant malgré nos appels. Maintenant que je sais qu’elle est protégée, je promets de ne pas recommencer, je promets", assure-t-il à la cour en levant la main droite. La mère, assise sur une chaise faute de pouvoir tenir debout ajoute : "On aimerait des droits de visite plus fréquents".
Le couple, sans casier judiciaire, a demandé un délai pour préparer sa défense. Ils rentrent chez eux, sous contrôle judiciaire, en attendant d’être jugés le 17 juin prochain.


