422.000 touristes à la Réunion en 2009

422.000 touristes en 2009. Voilà un chiffre qui conforte un retour des touristes sur notre île. Si le chiffre d'avant chikungunya n'a pas encore été atteint, on constate ici une hausse de 6,4% par rapport à l'année 2008.
Le président de l'IRT, Pierre Vergès, et son équipe, ont rappelé, ce matin, le travail de longue haleine qui a été effectué en 2009 pour "booster" l'attractivité de notre île. Campagnes publicitaires, actions de promotion diverses, participation à de multiples salons... Des efforts qui ont permis d'attirer 344.300 métropolitains, 19.800 européens, 20.300 mauriciens et 37.500 autres étrangers. Hormis la métropole, les autres pays voient leur chiffre baisser du fait de la crise économique.
La Réunion : un tourisme affinitaire
Concernant les modes d'hébergement, 112.800 touristes ont opté pour les hôtels et résidences de tourisme, en sachant que 218.100 autres se rendent chez des parents ou amis. Finalement, l'objet principal de la présence des touristes à la Réunion est un tourisme affinitaire (222.800), puis d'agrément (143.300), d'affaires (41.100) et autres (14.700). La part des touristes originaires de la Réunion représente 16%, soit 65.700 personnes.
Les dépenses au cours du séjour s'élèvent à 305,8 millions d'euros, dont 77,6 millions d'euros pour les hébergements. A noter une baisse de 7%, par rapport à 2008 pour les cadeaux souvenirs (42,6 millions d'euros) et de 13% pour les loisirs et excursions. En moyenne donc, un ménage dépense 1.284 euros en au cours de son voyage à la Réunion.
"Il nous manque 8.000 lits"
A la lumière de ces éléments, le président s'est dit très optimiste pour les prochaines années. "Mais, pour être davantage compétitif, il faut que le nombre de lits augmente. Il nous manque 8.000 lits", a rappelé Pierre Vergès ajoutant, serein, que "le secteur touristique est en phase d'achever sa phase de convalescence".
Pour 2009, la Réunion conserve sa deuxième place dans la zone Océan Indien et la progression de sa fréquentation touristique est la plus importante de l'Océan Indien (Maurice enregistre une baisse de 6,3% par rapport à 2008).
A la remarque d'un journaliste, "il y a une crise interne à l'IRT, deux personnes qui démissionnent...", Pierre Vergès a répondu : "Pour moi, le plus important c'est les 422.000 touristes. Ici présent, je ne veux personne à mes ordres, et je ne veux être aux ordres de personne. Je n'en dirai pas plus, la chose suit son cours".
Au sujet de l'avenir de l'IRT, lié aux échéances électorales, l'équipe IRT a simplement noté qu'"on perdrait deux ans à repartir sur une nouvelle structure, un nouveau logo... Les professionnels du tourisme en pâtirait. Globalement on perdrait deux années de travail".


