"Paire 2 coeurs", pour que l'enfant ait autant droit à son papa qu'à sa maman

Parité parentale, résidence alternée, autorité parentale commune... Lors d'une séparation ou d'un divorce, ces termes devraient avoir une vraie signification. Pourtant, tous les jours dans les tribunaux de France, des pères crient leur douleur et leur indignation.
Des réformes ont commencé à faire bouger les choses comme la prestation compensatoire ou la garde alternée mais elles restent nettement insuffisantes selon eux. Le plus gros travail effectué est celui des associations qui, sur le terrain, constatent les conséquences, parfois très graves, d'une mauvaise application de la législation sur le droit de la famille.
Ainsi, dans notre Département, une nouvelle association vient de voir le jour. Officiellement créée le 13 février dernier, l'association "Paire 2 coeurs" a pour ambition de mettre en place une véritable dynamique autour de la problématique du droit de la famille.
"Nous réclamons des droits sachant qu’ils correspondent aussi à des devoirs. Ce combat fonctionne dans les deux sens : tant pour les pères qui dénoncent le manque de parité et veulent être aux côtés de leurs enfants, que pour les femmes qui se battent pour que leurs enfants aient le papa plus présent lorsque la famille est confrontée au divorce ou à la séparation du couple", explique le président de l'association Bernard Barsamian.
Le président explique notamment que le fait d'avoir participé aux Etats Généraux de la femme lui a permis de faire passer le message que ce combat, principalement des pères, ne doit surtout pas monter l'homme contre la femme. "Au contraire, chacun doit aider l'autre pour que parité, équité et respect l'emportent. Il faut sortir d'un système où trop de familles ont souffert", ajoute le président.
L'association "Paire 2 coeurs" compte d'abord faire le tour des collectivités, de la CAF, des forces de police... afin de sensibiliser les acteurs locaux, et finalement, sortir de conceptions archaïques et sexistes dont les enfants de parents divorcés sont les principales victimes.


