Suspension de 15 contrats PEC par la DIECCTE: Une décison "inadmissible et désinvolte" pour Jean-Hugues Ratenon

Dans un courrier adressé au Préfet de La Réunion, le député de la 5e circonscription Jean-Hugues Ratenon interpelle ce dernier sur la décision de la DIECCTE de suspendre des contrats PEC que devaient bénéficier 15 demandeurs d'emploi pour exercer au Groupement pour l'insertion des personnes handicapées (GIHP). Pour le parlementaire, le comportement de la DIECCTE est "inadmissible et désinvolte", qui a suspendu ces contrats la veille de leur signature.
Monsieur le Préfet,
J’ai été alerté par des représentants syndicaux au sein du GIHP sur des recrutements qui n’auraient pas été fait.
15 demandes de PEC auraient pourtant bien été validées par Pôle Emploi et les bénéficiaires devaient signer leur contrat ce jour 23 janvier pour débuter le 25 janvier. Or hier, 22 janvier, toujours selon ces représentants syndicaux, la DIECCTE aurait demandé à Pôle Emploi de suspendre ces contrats sans explications !!!
Si cela s’avère exact, ce serait une décision incompréhensible et cavalière d’autant que selon le bilan que vous avez-vous-même dressé il y a quelques jours : sur les 1000 contrats supplémentaires débloqués en novembre dernier : 778 ont trouvé preneurs, 222 sont restés non attribués.
Je trouve scandaleux déjà que dans un département avec un taux de chômage record, on n’arrive pas à créer des postes pour des personnes qui souhaitent travailler. La DIECCTE a également un comportement inadmissible et désinvolte pour suspendre ces contrats la veille de leur signature. Imaginez la grande déception de ces demandeurs d’emplois qui se réjouissaient déjà de pouvoir travailler et d’avoir un salaire à la fin du mois. Est-ce que la gestion humaine a encore sa place dans les administrations réunionnaises ? Nos demandeurs d’emplois ne sont pas des robots avec lesquels on peut se permettre de jouer.
Une décision irréfléchie aussi et lourde de conséquence pour le GIHP qui va se retrouver en manque de moyens pour satisfaire les besoins des ayants droits à la rentrée.
Aussi Monsieur le Préfet, je vous saurais gré d’intervenir et de débloquer ces contrats et de bien vouloir m’en tenir informé.
Dans cette attente, je vous prie d’agréer Monsieur le Préfet l’expression de mes salutations respectueuses.


