Selon Didier Annette, "on choisit qui on devient". Facile quand on a papa derrière...

Le JIR a publié aujourd'hui un encart gratuit consacré à la formation.
Toute la page 2 est occupée par une immense photo de Didier Annette, le fils de son papa, accompagné de ce slogan au demeurant magnifique : "On ne choisit pas son nom, mais on choisit qui on devient". Il s'agit apparemment d'une publicité payée par le CPA. Première étrangeté : comment se fait-il que la seule personnalité que cet organisme de formation professionnelle ait choisi de mettre en avant soit justement Didier Annette. Est-ce qu'il en aurait été de même s'il s'était appelé Hoarau ou Payet? J'en doute fortement...
Interrogeons-nous également sur le véritable objectif de cette publicité, qui coûte très cher. Une page de pub dans le JIR, ce n'est pas donné ! Est-ce que par hasard Didier ne serait pas tenté par la politique, comme son papa à St-Denis, son tonton à Ste-Marie, et Ericka, la fille de son ex-belle mère, et qu'il aurait trouvé le moyen de faire sa promo via une pub payée par un organisme de formation, dont on sait qu'ils sont financés par des fonds publics? Sinon, on ne voit pas très bien à quoi cette pub peut bien servir...
Revenons maintenant au slogan qui accompagne la photo. Si on devait le traduire, ça donnerait à peu près ceci : "J'ai beau m'appeler Annette, je me suis fait tout seul et je ne dois qu'à moi ce que je suis devenu". C'est beau, ça donne presque envie de pleurer dans les chaumières... Sauf que c'est totalement faux !
Je passe rapidement sur les nombreuses années où Didier Annette a sévi, avec un salaire royal, comme directeur de cabinet de son papa à la mairie de Saint-Denis. Pas vraiment l'exemple de l'emploi que l'on est allé chercher à la force du poignet, tout seul comme un grand... Mais il y a pire.
Attardons-nous plutôt sur l'emploi actuellement occupé par Didier Annette, et qui apparaît en grand sur la page de publicité : "Développeur de filières économiques au TCO". Jusque là, rien à redire, d'autant qu'avant d'occuper le poste de directeur de Cabinet à la mairie de Saint-Denis, Didier Annette était déjà salarié du TCO. Rien d'anormal donc à ce qu'il revienne dans son corps d'origine après que la loi sur l'embauche des emplois familiaux l'ait obligé à quitter la capitale.
Mais il se trouve qu'entre-temps, il a pris du galon. Grâce à quoi? Grâce à un diplôme payé par le budget Formation de la ville de Saint-Denis, alors qu'il y occupait encore les fonctions de directeur de Cabinet. 50.000€, rien que ça !
Tout comme son compère Guy-Luc Santoni*, l'ancien directeur général des services, qui a obtenu la même somme.
A eux deux, les deux hommes ont consommé 10% de la totalité de l'enveloppe attribuée chaque année à la formation à la mairie de Saint-Denis pour... 4.000 agents ! A lui tout seul, Didier Annette a consommé le budget formation de 200 agents ! Et qui lui a attribué cette somme? Je vous laisse deviner...
Et il veut essayer de nous faire croire qu'il est devenu ce qu'il est, tout seul comme un grand, sans l'aide de Papa?
Mon oeil, oui...
On dit merci qui? On dit merci Papa...
*Droit de réponse de Guy-Luc SANTONI :
"Sous le titre Selon Didier Annette, on choisit qui on devient, Zinfos974 brocarde l'intérressé qui aurait fait financer sa formation CPA à 50000 euros par la Mairie de Saint-Denis, grâce à son père, Maire de Saint-Denis .
Mais il est ensuite indiqué dans l'article,....Tout comme son compère, Guy-Luc SANTONI,l'ancien directeur général, qui a obtenu la même somme.
Ceci est totalement faux:
*ma formation a été financée comme celle de la majorité des stagiaires, grâce au concours d'un des partenaires de la formation, l'AGEFOS PME, OPCA du secteur privé.
*ma formation a commencé après mon départ à la retraite; elle ne pouvait en aucun cas être financée par la ville .
Guy-Luc SANTONI.


