Ericka Bareigts : Communication à revoir

La première chose qu'on apprend aux apprentis journalistes, et d'une façon générale aux communicants, c'est de faire court. "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement", disait déjà Boileau.
Manifestement, Ericka Bareigts -ou celui qui tenait la plume pour elle- n'est pas au courant de ce principe essentiel pour quiconque veut faire passer ses idées.
La députée de Saint-Denis a publié une longue, très longue, tribune libre dans le Quotidien d'aujourd'hui. Une pleine page !
J'ai fait l'effort d'essayer de lire le document -qui est en fait un courrier adressé au président de la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale- jusqu'à la fin. Après tout, c'est mon métier. J'ai honte d'avouer que j'ai lâché prise au bout de 20 lignes...
Je me suis rattrapé en lisant le chapeau de l'article, puis en le parcourant en diagonale.
J'en ai retenu qu'elle souhaitait que l'on poursuive le combat pour l'égalité réelle, qu'elle s'alarmait des "dommages que peut représenter la mise en oeuvre de mesures nationales dans (le) contexte singulier" de la Réunion et qu'elle demandait donc le gel de l'application des mesures gouvernementales envisagées.
Animé de remords, j'ai voulu savoir si j'étais le seul à avoir été incapable de lire l'intégralité du document. Mon honneur en est ressorti sauf : aucune des personnes que j'ai interrogées n'est allée au delà de la dixième ligne.
J'espère pour Ericka Bareigts que Olivier Serva, le destinataire du courrier, l'a de son côté lue jusqu'au bout... C'est pas gagné !



