Revenir à la rubrique : Faits divers

Mère en détresse: Victime ou manipulatrice ?

Mélodie D. s'est largement épanchée sur son combat judiciaire dans la presse. Elle affirme se battre pour préserver son fils Timéo, 3 ans, des griffes de la justice et de son ex-compagnon. Mais notre enquête nous a menés sur un tout autre chemin.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 14 juin 2016 à 16H34
"Le combat d’une mère", "Au secours ! Mon ex veut m’arracher mon fils !" pouvait-on lire à la une du Quotidien et dans les pages du Jir le 2 juin dernier. Mélodie D., 30 ans, raconte l’histoire d’une mère éplorée.
 
"Il m’a abandonnée avec mon fils, vidant les comptes bancaires"
 
Atteinte de sclérose en plaque, la jeune femme affirme avoir été diagnostiquée peu après la naissance de son fils en février 2013. "Le jour même du diagnostic, le père de mon fils est parti dans un autre département, en vidant les comptes bancaires. Il m’a tout laissé gérer et ne voulait plus entendre parler de son fils".
 
En écoutant son témoignage, elle affirme que le père et l’enfant n’ont jamais vécu ensemble et qu’ils ne se connaissent pas. Premier bémol puisque sur les nombreux jugements que nous avons pu consulter, il est indiqué noir sur blanc que la séparation a eu lieu neuf mois après la naissance de Timéo, soit en octobre 2013.
 
Après la séparation, c’est Mélodie qui saisit elle-même le Juge aux Affaires Familiales du Tribunal de Grande Instance de Nice, demandant la suspension du droit de visite et d’hébergement du père. Elle demande également une enquête sociale et une enquête médico-psychologique du père.

 

Une situation de toute puissance, contraire à l’intérêt de l’enfant.
 
Il apparaît clairement dans le dossier que Mélodie cherche à renier l’autorité parentale du père, pourtant sensée être exercée conjointement dans le cadre d’une séparation. "Madame D. n’apporte aucun élément de preuve de nature à établir que le père aurait un comportement dangereux à l’égard de son fils", peut-on lire.

"La séparation du couple s’est déroulée dans des conditions manifestement soudaines et douloureuses pour Monsieur S. … Il est démontré que Madame D. ne manifeste aucune crainte à l’égard de Monsieur S." Le Tribunal va même dénoncer une "situation de toute puissance, contraire à l’intérêt de l’enfant".  

 

Le tribunal confirme alors l’autorité parentale conjointe, soulignant l’implication des deux parents et fixant le lieu de résidence chez la mère, ainsi que les modalités du droit de visite du père.
 
Un départ soudain vers la Réunion

Passant outre ce jugement, en mars 2014 Mélodie s’installe à la Réunion avec son nouveau compagnon. "Le combat contre la maladie étant trop compliqué à gérer seule, j’ai décidé de me rapprocher de ma famille qui est installée ici depuis 30 ans" nous dit-elle.

Elle évoque un "départ précipité" et avoue ne "pas avoir prévenu le père de Timéo tout de suite", soutenant tout de même avoir "envoyé un courrier avec accusé de réception pour le prévenir".
 
Mépris des droits du père et de l’intérêt de l’enfant
 
Le père de Timéo saisit alors immédiatement la justice, dénonçant "une atteinte de l ‘exercice de l’autorité parentale".  Le Tribunal estime alors que Mélodie "méprise les droits du père et l’intérêt de l’enfant. (…) Une attitude de toute puissance".
 
Le départ pour la Réunion était en fait prévu
 
Les éléments du dossier vont même plus loin, soulignant que le départ de Mélodie était prévu depuis plusieurs semaines, afin de "suivre son nouveau compagnon, sans avertir le père". Une promesse d’embauche du nouveau compagnon, datée du 28 février 2014 est venue supporter cette hypothèse.

Le Tribunal dénonce alors une véritable "entreprise d’exclusion". En effet, en apprenant le départ de son fils pour la Réunion, le père de Timéo a multiplié les prises de contact par e-mail avec la mère, en vain.
 
Le profil du père
 
D’une nature réservée, voire timide, Antoine S. est allé vivre à Nîmes après sa séparation. Comptable de profession, il a une situation professionnelle stable. "L’ensemble des courriers et messages électroniques démontrent sa disponibilité, son investissement, ainsi que l’attention réelle qu’il manifeste à l’égard de Timéo".

Au vu des agissements de Mélodie D., le tribunal de Grande Instance de Nice décide, en date du 5 juin 2014 de fixer la résidence habituelle de Timéo, qui a alors 15 mois, au domicile du père. Le tribunal estime en effet que Mélodie D. est elle-même à l’origine de l’éloignement.
 
Fort du jugement prononcé en sa faveur, Antoine S. prend à sa charge le billet d’avion et fait le déplacement à la Réunion le 19 juin 2014, espérant voir son fils. Le père passe alors son séjour entre la gendarmerie de Saint-Paul pour faire constater la non-présentation de l’enfant et le domicile de son ex- compagne. En vain.
 
Elle fait passer son ex-conjoint pour autiste
 
Mélodie D. fait donc appel de cette décision, saisissant la cour d’appel. Elle fait le choix de garder le petit Timéo avec elle. Elle change alors de tactique et soutient que son ex-compagnon présente des troubles autistiques et serait incapable de s’occuper de Timéo.

Antoine S. se prête au jeu des examens psychiatriques et rien n’en ressort. "Une accusation grave et non-fondée" estime alors le tribunal.

 

La cour d’appel d’Aix-en Provence, rend deux arrêtés le 14 avril 2015, estimant que "Madame D. a persévéré dans son comportement, démontrant qu’elle n’entendait pas faire de place au père. (…) Le père est dénigré et disqualifié". Le père conserve la garde de Timéo.

 

Le 4 juin 2015, Mélodie D. n’a toujours pas rendu l’enfant à son père et celui-ci dépose alors une plainte pénale et saisit le Procureur de la République de Saint-Denis pour non-représentation d’enfant. Antoine S. saisit le Juge des Affaires Familiales de Nîmes afin de faire constater la disparition de l’enfant, sa mère n’ayant pas laissé d’adresse.
 
L’affaire va jusqu’en cour de Cassation
 
Mélodie D. se pourvoit alors en cassation le 13 janvier 2016, demande rejetée par la Cour, qui estime "qu’il n’y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur le pourvoi car le ou les moyens qu’il invoque n’est ou ne sont manifestement pas de nature à entrainer la cassation". En clair : les arguments présentés ne suffisent et la procédure a été respectée. Mélodie D. conserve toujours Timéo sous sa garde en toute illégalité.
 
La mère déchue de l’autorité parentale
 
Afin de récupérer son fils, Antoine S. a une nouvelle fois saisi le Juge aux Affaires Familiales, le 9 mai 2016. Fait assez rare pour être souligné : Mélodie D. est déchue de son autorité parentale et condamnée à deux mois de prison avec sursis.

Le JAF met tout de même en place un système de visites dans un environnement contrôlé pour la mère, dans un premier temps.  
 

 

Une tentative de manipulation des médias
 
C’est à ce moment que Mélodie D. fait appel aux médias, proclamant haut et fort son histoire de victime. La jeune femme prend tout de même le soin de conserver l’anonymat dans la presse.

[Dernièrement, elle a lancé une pétition en ligne]urlblank:http://www.mesopinions.com/petition/justice/sauvons-timeo/20195 "afin de pouvoir monter à la justice que je suis soutenue par l’opinion publique". Une pétition en ligne, donc publique, mais qu’elle souhaite "conserver discrète" nous indique-t-elle ensuite par téléphone.
 
D’autant plus discrète que Mélodie D. compte dans les jours prochains lancer une campagne de sensibilisation à sa pétition sur des affiches en 4x3... Comprenne qui pourra.
 

 

Mère en détresse: Victime ou manipulatrice ?

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :