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L’étrangleur parano corrigeait sa femme… pour protéger son enfant

Correctionnelle Sud – Mardi 22/09/2015 :
Ecrit par zinfos974 – le samedi 26 septembre 2015 à 06H20

Loïc Souprayenpoullé, 30 ans, grand, costaud, est rasé façon djihadiste, un demi millimètre sur le caillou et 20 cm sous le menton. Curieusement, il porte deux tatouages. "EDEN" sur l’avant-bras gauche, sans doute un clin d’œil à l’enfer qu’il a fait vivre à sa compagne. Et "OSIRIS" sur le droit, référence au dieu égyptien qui garantissait la survie dans l’au-delà. Mais pas sur terre.

Nerveux comme une personne en manque, agité, excédé par les questions de la Présidente et du substitut Saunier auxquels il répond avec une voix façon banlieue.

D’avril 2014 à avril 2015, il lui est reproché pas moins de 5 faits de violences contre son ex, plus un contre une personne qui tendait de la protéger contre une tentative d’étranglement. Bien sûr tout est faux, c’est lui qui le dit.

" Je ne l’ai pas cassée quand même ! "

Lorsque la jeune victime a porté plainte en 2015, les violences duraient depuis longtemps déjà puisqu’ils ont quelques années de vie commune et même eu un enfant.

La lecture faite par la Présidente Tomasini est édifiante : "Les certificats médicaux font état de contusions cervicales, de lésions aux maxillaires, à la tempe, au sein droit de 7 centimètres, au thorax, au poignet. Plus une détresse psychologique évidente. Selon les rapports, vous la preniez par le cou, vous lui administriez des claques, la faisant tomber".

Si l’homme reconnaît des violences, son explication (si on peut dire) est pour le moins surprenante : "Je ne savais pas qu’elle avait vu un médecin. Mais elle aussi était violente". Puis, revenant sur ses déclarations, il affirme : "Je ne l’ai pas frappée. Juste des disputes. Quelques violences, oui, mais ça n’était pas des bagarres de rue. Je ne l’ai pas cassée ni envoyée à l’hôpital ".

Tabassage "maison"

Un jour, lasse de lui servir de punching-ball, elle le met à la porte, ce qu’il fait sans sourciller. La garde de l’enfant est alternée et c’est un soir où la maman vient chercher son môme que la situation dégénère.

Elle est venue accompagnée d’un ami "parce qu’elle avait peur ", souligne le substitut Saunier. "Il n’avait rien à faire là", rétorque-t-il hargneux. D’ailleurs, pour protester contre la présence de cet homme, il lui a filé un coup de boule qui lui a fracturé le nez.
Précision de la Présidente : " Selon les témoignages, vous vouliez étrangler votre ex-compagne. Il s’est porté à son secours et vous avez cogné plusieurs fois sur lui. En fait, il s’est fait tabasser mais… quelque chose de maison ".

Pour seule explication, et il s’en tiendra là, il a toujours voulu protéger son enfant. Contre quoi ? On ne le saura jamais. "Vous vouliez protéger votre enfant de 3 ans en tabassant sa mère devant lui ? " s’inquiète Me Normane Omarjee pour la victime. " Il comprend que je veux le protéger".

Pas une seule reconnaissance des faits, pas un mot de regret, encore moins d’excuse. Ce qui explique la sévérité du tribunal : 8 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 18 mois ; réparation des dommages causés après une expertise médicale à venir ; interdiction d’entrer en relation avec la jeune femme ; 200 euros d’amende ; 500 euros de provision pour les frais médicaux.

"Je vais payer, c’est bon ! " a-t-il seulement dit au substitut en lui demandant : "Vous n’avez jamais eu de problèmes, vous ? "
Il a tout compris, on dirait.

 

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