681,5 g de cocaïne saisis : Le trafiquant condamné à 5 ans de prison

Un jeune homme d’une vingtaine d’années comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis en comparution immédiate ce lundi. Jugé pour le transport de 681,5 g de cocaïne qui ont été saisis à l’aéroport de Gillot début juin, il a été condamné à 5 ans de prison et 100 000 d'amende.
Le Métropolitain avait caché les drogues dans des flacons de lait de douche. Douze boudins conditionnés avec du ballon de baudruche et du film alimentaire avaient été extraits du flacon par les douanes. Ils contenaient tous de la poudre blanche qui a réagi positivement au test chimique d’identification de la cocaïne, précisent la douane.
La valeur estimée à la revente sur le marché local : environ 100 000 €, d'où l'amende. Une somme contestée par l'avocat du jeune homme, Georges-André Hoarau: "Comment peut-on espérer que les gens se réinsèrent dans la société quand ils ont 100.000 euros à rembourser? Ça ne fait que les inciter à recommencer. L'amende doit être adaptée à la possibilité contributive". Et le personnage est loin d'être déplaisant: il travaillait mais ne parvenait pas à s'en sortir financièrement. D'où la tentation de vendre à La Réunion, là où le gramme est à 100 euros au lieu de 70. "Mais je m'excuse auprès de tous les Réunionnais, déclare-t-il à la barre, j'ai réalisé ce que faisait la drogue et je sais aujourd'hui que ce n'est pas bien".
Un jeune homme au casier judiciaire vierge et "pas déplaisant du tout" comme le reconnaît la procureure, Cécile Hénoux, mais elle le rappelle: "Les peines sévères sont nécessaires car au vu des sommes d'argents potentielles, le risque doit être plus élevé que le bénéfice afin de les dissuader de recommencer". Ce sont 16 tonnes qui ont été saisies en France depuis 2018 "et la teneur en cocaïne augmente". Elle serait passée de 40% à 66%. C'est pour toutes ces raisons que la procureure a requis 6 ans de prison.
Le but est donc de mettre fin aux réseaux de trafiquant en attaquant les mules. Car si le prévenu maintient toujours avoir agi seul, il est difficile d'expliquer les 5000 euros - servant à se procurer la drogue - prêtés par des amis et la villa à 2500 euros louée à La Réunion lors de son premier séjour.
Pour la défense, il ne s'agira donc pas de contester la peine, en appel, mais plutôt le montant de l'amende.


