2.500 partisans à Vue-Belle pour acclamer Alain Bénard

Alain Bénard a ouvert sa campagne électorale sur un symbole : l’histoire du peuplement de La Réunion qui a débuté à Saint-Paul. Son meeting d’hier soir a été organisé dans une ancienne usine sucrière à Vue-Belle. Marco Boyer, ancien maire de la Plaine des Palmistes et ex-enseignant, y a fait aussi allusion.
Un symbole fort pour ces quartiers bâtis par des anciens esclaves et des engagés, et leurs descendants, la troupe de maloya qui a clos, cette réunion en musique, était également là pour raviver les mémoires. Alain Bénard n’en s’est pas non plus privé de toucher la corde sensible lors de son intervention.
Comme Serge Camatchy, ancien conseiller général de Saint-André, Olivier Rivière, maire de Saint-Philippe, Didier Robert, député-maire du Tampon et les quatre militantes de Saint-Paul, il y a d’abord eu les chaines et les liens du cœur, puis il y a eu les raisons sociales et économiques.
Rien dans ce qu’a pu faire Huguette Bello n’a trouvé grâce aux yeux du camp Bénard et de ses partisans. La député-maire communiste a même été accusée d’avoir fait de Saint-Paul “la roue secours du Port”. Porté par la foule, au propre comme au figuré, Alain Bénard a joué sur du velours.
Parmi les 2 à 2.500 partisans présents, plusieurs lui ont longtemps manifesté leur affection et leur attachement. Des déclarations auxquelles ont été sensibles, le candidat officiel de la droite qui termine “cette belle semaine, heureux, surtout après avoir reçu l’investiture de l’UMP. L’espoir d’une victoire dès le premier tour est possible. Nous y travaillons. Nous sommes sur la bonne voie…”
Alain Bénard aura sans doute beaucoup de travail d’ici le jour du scrutin, car l’élection s’annonce indécise sauf bien sûr pour les militants de chaque camp…


