Les comptes de campagne d’Alexandre Laï-Kane-Cheong ont-ils été validés ?

Contrairement à une rumeur persistante ces dernières semaines, les comptes de campagne du maire de Sainte-Suzanne ont bien été approuvés par la CNCCFP, après une légère réformation.
Un mauvais souvenir qui pourrait expliquer pourquoi la rumeur a trouvé un tel écho. En matière de comptes de campagne, Alexandre Laï-Kane-Cheong a un précédent. Le 16 juin 2023, le Conseil constitutionnel l’avait déclaré inéligible pendant un an à la suite de sa candidature aux législatives de juin 2022 dans la sixième circonscription.
En cause : 3.678 euros de dépenses électorales payées directement par des tiers, hors du compte bancaire du mandataire financier. Une somme représentant 45,9 % des dépenses de sa campagne et 5,4 % du plafond légal. Le candidat avait invoqué les difficultés rencontrées pour ouvrir le compte bancaire du mandataire, ayant nécessité l’intervention de la Banque de France. Une explication qui n’avait pas suffi à écarter le manquement. Le Conseil constitutionnel avait confirmé le rejet du compte et prononcé un an d’inéligibilité, à l'instar de Nadia Ramassamy et de Nadine Gironcel Damour (trois ans).
Trois ans plus tard, le doute s’est de nouveau installé autour des comptes d’Alek. Avec un enjeu politique tout autre cette fois, ce dernier s'étant désormais installé dans le fauteuil du maire de Sainte-Suzanne. Depuis plusieurs semaines, une rumeur persistante évoque un nouveau rejet de ses comptes, avec, en toile de fond, la perspective d’une nouvelle inéligibilité.
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Des comptes révisés, un apport personnel intégralement remboursé
Interrogée en marge du premier marché de nuit, ce samedi, son équipe dément et nous a présenté la fameuse décision. Le document, adopté lors de la séance du 21 septembre 2026, indique que le compte de campagne du candidat tête de liste est approuvé, après réformation.
Une formule qui signifie que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a corrigé certains éléments déclarés avant de valider le compte. Des dépenses liées à des affiches et à des imprimés électoraux ont ainsi été retranchées.
Après réformation, les dépenses retenues représentent environ 18.000 euros, pour des recettes presque identiques et un excédent d’un euro. Le budget reste inférieur au plafond de dépenses autorisé.
Ces corrections n’empêchent pas le remboursement intégral de l’apport personnel du candidat : la Commission fixe à 3.678 euros la somme due par l’État. Les dépenses financées par des dons ou des contributions de partis ne sont pas remboursées au candidat.
La décision précise également qu’aucune dévolution n’est nécessaire. Cette obligation consiste à transférer l’excédent d’un compte de campagne ne provenant pas de l’apport personnel du candidat à un bénéficiaire autorisé, notamment une structure de financement d’un parti politique ou une association remplissant les conditions légales. Ici, aucune somme ne doit être reversée à ce titre.
Cette fois, les comptes sont bien au vert pour le nouveau maire de Sainte-Suzanne.


