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Saint-Benoît : après s'en être pris physiquement à sa femme, il affronte les gendarmes

Ecrit par L.C – le lundi 26 octobre 2026 à 07H57

Déjà condamné à 16 reprises, Loïc G., 38 ans, comparaissait ce vendredi 23 octobre pour des violences sur sa compagne et un gendarme, ainsi que pour des outrages et une rébellion.

La scène se déroule il y a quelques jours, à Saint-Benoît. Lors d’une patrouille, un motard signale aux gendarmes une scène de violences entre un homme et une femme. La victime aurait été saisie à la gorge, frappée à coups de poing et injuriée avant de trouver refuge dans une habitation.

À leur arrivée, les militaires font face à Loïc G., qui refuse catégoriquement de décliner son identité. Ils tentent de l’interpeller mais l’homme, qui sent l’alcool, s’oppose vivement à son menottage, refuse de monter dans le véhicule et insulte les gendarmes. Conduit à l’hôpital après avoir refusé un contrôle d’alcoolémie, il porte un coup à l’un des militaires en se débattant. Les gendarmes sont obligés de l'encercler car monsieur ne veut pas sortir du véhicule...

Deux plaintes en quelques mois

Entendue par les enquêteurs, sa compagne évoque également des violences survenues en juillet. Elle avait justement déjà déposé plainte pour ces premiers faits. Elle raconte avoir reçu plusieurs gifles et un coup de tête, après que Loïc G. l’a soupçonnée d’entretenir une relation extraconjugale. Elle relate aussi des insultes fréquentes et des menaces de mort, surtout lorsque monsieur consomme de l’alcool.

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Lors de l'interpellation de son désormais ex-compagnon, la victime s'est dite "soulagée". Elle explique avoir changé de numéro de téléphone après avoir reçu plus d’une centaine d’appels de sa part et craignant qu'il ne cherche à la voir, a demandé un téléphone grave danger. La partie civile réclame 5.000 euros pour son préjudice moral, ainsi que 1.000 euros pour les enfants, qui ont assisté aux violences. L'un des gendarmes, frappé à de multiples reprises, sollicite lui aussi des intérêts.

16 mentions à son casier judiciaire

Loïc G. compte 16 mentions à son casier judiciaire et se trouve encore sous sursis probatoire. Pour la procureure, la répétition des faits, dans un contexte mêlant alcool, violences conjugales et altercations avec les forces de l’ordre, témoigne de l'échec des précédentes condamnations.

L'accusation rapporte notamment les propos des enfants de la victime : "Il nous fait peur". Elle souligne la gravité des violences et déplore que le prévenu, lui, affirme ne pas se souvenir de cet épisode.

La procureure requiert trois ans d’emprisonnement, dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire renforcé pendant deux ans, ainsi que la révocation de six mois d’un précédent sursis prononcé le 8 octobre.

La défense plaide pour un accompagnement

L’avocat de la défense évoque un parcours, une enfance marquée par la violence, notamment l’assassinat du père de son client plus jeune. Sans tenter de minimiser les faits reprochés à son client, il plaide pour une révision de la peine ferme et des indemnisations.

Le tribunal a finalement suivi les réquisitions de la procureure. Loïc G. est condamné à trois ans d’emprisonnement, dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire renforcé pendant deux ans. Son précédent sursis est également révoqué à hauteur de six mois et il est condamné à verser des dommages et intérêts aux victimes.

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