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Cilaos : les coups sur sa conjointe seraient des "bousculades", le tribunal tranche pour 18 mois ferme

Ecrit par Gaetan Dumuids – le dimanche 25 octobre 2026 à 17H32

Poursuivi en récidive pour des violences conjugales, notamment en présence d’un enfant, et des menaces de mort, un homme a été jugé ce vendredi 23 octobre au tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Il a été condamné à 18 mois de prison avec maintien en détention.

Le 6 septembre dernier, Sarah* demande à sa belle-mère de venir chercher les enfants : au domicile du couple, à Cilaos, la situation se dégrade. Alertés par la mère de Grady, les gendarmes interviennent. Cette intervention fait émerger le récit de violences qui auraient commencé environ un an auparavant.

Sarah décrit des humiliations, des gifles et des coups de poing. Parmi les menaces rapportées : "Je vais t’arracher les yeux, tu ne vas plus voir et tu vas mourir avec moi." Des messages adressés à ses proches évoquent également les violences. Des hématomes sont constatés sur son corps.

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Les poursuites couvrent plusieurs périodes, d’avril 2025 à septembre 2026. La jeune femme n’a pas déposé plainte et ne s’est pas constituée partie civile.

À la barre, des coups toujours niés

Devant le tribunal, Grady reconnaît les insultes, mais nie avoir frappé sa compagne. Il attribue les blessures à des bousculades. "On se disputait tous les jours", explique-t-il, évoquant une relation "toxique" et une consommation d’alcool chez tous les deux.

Il affirme qu’elle lui avait annoncé vouloir repartir en région parisienne avec les enfants et l’empêcher de les revoir. Il reconnaît aussi avoir tendu un couteau à sa compagne en lui demandant de le poignarder.

Grady admet un problème d’alcool. Son casier judiciaire comporte onze condamnations, notamment pour des vols, des violences et des agressions sexuelles.

Le parquet attend des excuses

Pour la procureure, ses explications évitent l’essentiel : les violences et leurs conséquences sur sa compagne et l’enfant témoin. "J’ai entendu beaucoup de choses, mais pas les choses essentielles : des excuses envers la victime et son enfant." Elle requiert 18 mois ferme avec maintien en détention.

Me Soizic Panefieu soutient que son client a exprimé des regrets. Elle s’interroge sur l’absence d’expertise psychiatrique après sa demande d’être tué et regrette qu’une vidéo n’ait pas été exploitée. Invoquant le contexte d’alcoolisation et des violences qu’elle présente comme partagées, elle sollicite une peine mixte avec sursis probatoire.

Le tribunal suit les réquisitions et condamne Grady à 18 mois de prison avec maintien en détention.

*Le prénom de la victime a été modifié.

Etiquettes : Cilaos | PU1 | Violences conjugales

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