Moulin Joli sous tension, les gendarmes ciblés lors d'une nuit de violences urbaines

Dans le sillage des manifestations contre la vie chère organisées la veille, la nuit du 24 au 25 octobre 2026 a été marquée par une succession de dégradations matérielles et d'incendies de poubelles à travers l'île. Si la majorité des communes a connu des perturbations circonscrites sans affrontement direct, le quartier de Moulin Joli à La Possession est resté le théâtre de tensions plus vives, où les forces de l'ordre ont été directement visées par des projectiles.
Afin d'éviter tout risque de débordement ou de dégradation de locaux commerciaux, plus de 530 policiers et gendarmes ont été déployés sur l'ensemble du territoire pour sécuriser les points stratégiques. Ce dispositif préventif a permis de préserver intégralement les commerces. En zone police, les interventions ont principalement visé à maîtriser des sinistres isolés sans faire face à une hostilité déclarée.
Des feux de poubelles et de détritus ont ainsi été signalés à Saint-Denis, dans le secteur de Fayard à Saint-André, ainsi qu'à Saint-Paul et Saint-Louis. À Saint-Pierre, dans le quartier de Basse-Terre, ainsi qu'au Port dans le secteur Rico Carpaye, plusieurs véhicules ont également été incendiés avant l'intervention rapide des sapeurs-pompiers.
Guet-apens et tirs de projectiles contre les gendarmes à La Possession
La situation s'est avérée plus critique à La Possession, plus particulièrement dans le secteur de Moulin Joli. Un groupe d'une quinzaine d'individus cagoulés a cherché à attirer les gendarmes dans un guet-apens en allumant plusieurs feux de poubelles et de véhicules, avant de viser les militaires par des jets de projectiles.
Pour ramener le calme, les effectifs locaux ont reçu le renfort d'un escadron de gendarmerie mobile venu de Périgueux. Une opération d'inspection approfondie des halls d'immeubles, sous-sols et parkings a été menée avec l'appui d'un drone, sans donner lieu à des interpellations sur le moment. Saluant la réactivité des équipes de secours et de sécurité, le préfet de La Réunion a souligné que ces interventions coordonnées ont permis de maintenir l'ordre et d'éviter une escalade des violences.


